Sommes-nous prêts pour la fin du monde ?

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Sommes-nous prêts pour la fin du monde ?

Sommes-nous prêts pour la fin du monde ?

Le titre est repris de l’émission, les Chemins de la philosophie, diffusée dans le cadre d'une journée spéciale consacrée au réchauffement climatique par France Culture. Et, ci-dessous, mon introduction reprend quelques éléments d’information collectés lors de la journée

 

La formulation du problème par Etienne Kein : Le mode de développement du monde moderne est victime d’une contradiction : il se pense comme universel par son mode de vie mondialisé (croissance, progrès, amélioration de son confort de vie, associée ou non, à l’accumulation de biens matériels), tout en sachant que l’extension démographique et sur sa durabilité se heurtent à des obstacles physiques (réchauffement climatique, atmosphère irrespirable).

- Peut-on penser un mode de développement universalisable à l’échelle de l’humanité, et de façon durable ? Ce qui suppose, dans un rapport d'égalité entre tous, que chacun peut vivre selon un mode de vie calqué sur celui de son voisin.

 

Quelques réponses envisagées par rapport à la question de savoir si nous sommes prêts ou non 

Nous ne sommes pas prêts :

1° car l’urgence ne se présente qu’avec une évidence mitigée (davantage d’alertes météos, mais nos modes vie, moyennant des adaptations à la marge (tri des déchets), n'évoluent pas.

2° le discours savant, en ce qu’il est scientifique, aseptise l’émotion et lassie entrevoir des solutions… qui ne font pas fait leur preuve, et ne peuvent le faire (voir plus bas les contraintes que la physique impose pour un changement efficace : la neutralité carbone).

3° Nous ne sommes pas prêts socialement (politique et économinque) et psychologiquement (peur du changement, gestion du stress, non-préparation, hyper compétition) à vivre dans un monde qui demande plus de concertation, plus d'écoute, plus de coopération, plus d'interactions, de réciprocité...

 

Pourquoi on ne change pas, malgré les signes d’urgence ?

- L’ignorance (en partie) et la complexité des phénomènes qui rend difficile la question des choix à faire.

- Le sentiment d’impuissance individuelle.

- Le conservatisme (on résiste naturellement au changement).

- Idéologie progressive (on croit que l’on s’en sortira toujours, mais on oublie le coût qu'en paie l’humanité dans son ensemble.)

- En général, les plus riches ou les gagnants du système adopte une justice assumée du type post-darwinienne : ceux qui s’en sortent gagnent, tant pis pour les autres (oubli d'une intelligence collective/sociologique qui façonne les comportements des groupes sociaux).

- l’inertie des groupes, de l’économie, des sociétés exigent des engagements, des coûts et une organisation farimineuse.

- la gestion des problèmes en l’urgence (adaptation au climat) empêche de penser la gestion sur le long terme.

- On ne passe pas d’une réforme (progressive) à une révolution radicale du mode de vie sans une rupture, un saut qualitatif.

 

La difficulté d’une réponse à envisager 

L’éthique qui doit être construite maintenant n’existe pas. Depuis les Lumières, l’éthique a été pensée comme un aboutissement dans un monde, certes inégal mais allant vers l'égalité, et qui appelait à se développer indéfiniment pour conjuguer à la fois l'égalité et la liberté. Aujourd’hui, les contraintes de l’environnement demandent que se construise une éthique dans un monde limité, donc moins libre. Faut-il à nouveau aller vers moins d'égalité ?

 

Proposition pour notre rencontre : bien que grossièrement informés des problèmes posés, quelles sont les questions (et dans quel ordre) allons-nous les partager pour notre débat ?

 

Ressources 

Sommes-nous prêts pour la fin du monde ? Invités : Cynthia Fleury, Pierre-Henri Castel, Dominique Bourg. Les chemins de la philosophie. France Culture.

Recherche : préparer la vie à +2°C. La méthode scientifique. France Culture.

Bienvenue dans un monde fini : Conférence de Jancovi. A VOIR ABSOLUMENT si vous ne faites pas les liens entre notre mode de vie, l'énergie, l'économie et la politique. Tout est très clair, bien expliqué avec beaucoup de schémas.

Les fictions climatiques vont-elles sauver la planète ? La Grande Table. France Culture.

La croissance est-elle nécessaire ? Les Idées Claires de France Culture. Durée : 5mn)

- A ne pas écouter si vous souhaitez rester calme : Cécile Duflot, ex ministre, ex secrétaire nationale des Verts, aujourd'hui à la tête de l'ONG Oxfam France. Invité d'Etienne Klein à la Conversation Scientifique, vous serez effaré de son ignorance abyssale concernant les questions d'énergie et d'environnement.

 

Autres sources :

Les bons articles de The Conversation (en français) sur l'environnement/l'énergie ici. 

La mort du progrès nous laisse vides et angoissés. Article Le Temps.

 

Quelques éléments de connaissance :

Le planètoscope : La limite à ne pas dépasser en concentration de co2 est de 350ppmm, mais ce niveau est constamment dépassé depuis 1988. En 2017 il était de 405ppm. Le Giec prévoit une augmentation de 25 à 90% jusqu'en 2030 de cO2.

The Conversation. Quel climat nous préparons-nous ? Si nous respectons les accords de Paris (Cop 21), la température moyenne sera de 2° (fourchette basse). Or, au-delà des 1°5, les conséquences sur le climat sont déjà quasiment imprévisibles et le coût en termes de capacité d'adaptation, inimaginable.

 

Si rien ne bouge (ce qui n'est pas le cas pour l'instant puisque tout s'aggrave), en 2085, le réchauffement se situe dans le haut de la fourchette, 4 °C.

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