De la violence nécessaire à la violence plaisir, aller et retour. Y-a-t-il une sortie ?

Options d'événement

Invités confirmés

De la violence nécessaire à la violence plaisir, aller et retour. Y-a-t-il une sortie ?

De la violence nécessaire à la violence plaisir, aller et retour. Y-a-t-il une sortie ?

 

« A l'état de nature, l'homme est un loup pour l'homme », on connaît la citation de Thomas Hobbes, qu’il reprend de Plaute (254 av J.-C.). Dans sa pensée sur l’État, Hobbes préconise de reconnaître la seule violence du souverain comme légitime afin de prévenir celle de tous contre tous.

Mais deux écueils résistent et forment une contradiction : si le souverain abuse de sa violence, il rend légitime mon droit à la défense, tandis que si je le crains et m’asservi, je risque de devenir comme étranger à moi-même. Que faire alors de mes frustrations ?

Selon René Girard, la violence est au fondement du sacré. C’est par un acte de violence, que la société subsume en un rituel sacré, qu’elle se convainc de s’en remettre à un ordre supérieur transcendant (religieux).

Pour Freud, outre le plaisir de la transgression, trois interdits pulsionnels se tiennent au fondement du contrôle de notre violence : le cannibalisme (absorber l’autre), l’inceste (le dominer âme et corps), le désir de meurtre (le dépasser).

On reconnaît qu’il nous faille contenir notre propre violence pour vivre en société, mais celle-ci ne finit-elle pas par ressortir d’une manière ou d’une autre, dans la société, autour de nous, sur nos proches ?

Pour Frédéric Gros (philosophe), nous passerions de la violence inter étatique à des sociétés violentes en elle-même. Autrement dit, en soi-même ou dans la société, il y aurait toujours une violence en veille, comme prête à s’enflammer et n’entendant que l’étincelle qui l’allumera.

Jean-Claude Guillebaud, journaliste de guerre, évoque le plaisir irrésistible de la guerre, plaisir qui laisse place au dégout, à la honte, mais seulement après coup.

Je me demande s’il ne nous faut pas reconnaître un « rôle » à la violence, et ne pas seulement se contenter de la condamner ?

D’où la question en titre : de la violence nécessaire à la violence plaisir, aller et retour. De quoi parle la violence ?

 

Les questions : 

- Suffit-il d’interdire la violence pour l'éradiquer ?

- Dans un pays « pacifié », que faire de la violence ?

(Eventuellement, voir l’article de Mediapart : L’ONU et le Parlement européen dénoncent la répression des «gilets jaunes» Cliquer ici.

- Peut-on dépasser la violence en soi sans en faire pâtir une autre personne ?

 

Ressources 

Jean-Claude Guillebaud : Le tourment de la guerre. 20mn d'entretien (très intéressant) chez Hérodote.

Violence, Marc Crépon. Philosophie sur Arte. Raphael Enthoven

Les origines de la violence. Jean-Pierre Dupuy. Philomonaco.

Les origines de la violence. Frédéric Gros. Philomonaco.

Expérience de Stanford : sommes-nous tous des bourreaux en puissance ? La méthode scientifique. France Culture.

S'imiter pour se parler. Dans cette vidéo de 13mn, des chercheurs montrent comment ils ont calmé et compris l'agressivité de jeunes enfants (3 ans)

L'expérience de Stanley Milgram (La soumission à l'autorité) expliquée en 2mn. 

Laurent Mucchielli - L'invention de la violence. Une interview tv.

 

A lire :

Fait divers : une infirmière soutire pendant des années le sang de son enfant, pour ensuite le jeter.

L’ONU et le Parlement européen dénoncent la répression des «gilets jaunes» Article de Mediapart

Tribune contre le harcèlement à l'école. Laurent Bayon. Avocat, magistrat

Maintien de l’ordre et violences policières : ce que l’histoire nous apprend. Article de The conversation.

Les violences à enfant sont aussi psychologiques. Article de The Conversation.
La violence exprime-t-elle quelque chose ? Un cours de philosophie. Didier Moulinier

 

Forum ici. 

Soutenez-nous

Soutenez-nousContribuer à une citoyenneté éclairée. Soutenir les activités philosophiques.
Faire un don

En savoir plus

Nos partenaires

Nos partenairesIls nous soutiennent.
Ils s’engagent et engagent une réflexion éthique sur la citoyenneté.

En savoir plus

Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?Des personnes, des philosophes, des militants pour une pensée critique et sereine, libre mais engagée.

En savoir plus