Émotion et identité, comment être soi si nous sommes fabriqués par les émotions d'autrui ?

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Émotion et identité, comment être soi si nous sommes fabriqués par les émotions d'autrui ?

 

Prochain débat : Émotion et identité, comment être soi ?

 

Lien de participation à la réunion Zoom :

 

us02web.zoom.us/j/82991873181?pwd=NHAzQUJoZGF5RnJSb2dyTjNUM1pIQT09

 

ID de réunion : 829 9187 3181

 

Code secret : 264413

 

Connexion dès 18h45 pour socialiser. Débat à 19h00


C’est la citation ci-dessous, issue d’un cours sur la « Dynamique émotionnelle en interaction » qui sert de point de départ à notre prochain débat. Le cours apporte une réponse à la question : Comment, dans les interactions, reconnaissons-nous une émotion similaire à la sienne et à autrui ? (Phénomène d’empathie, comme se transmettent les émotions ?)


 

Décryptage simple de la citation :

> les corps se mettent en miroir (ils s’imitent)

> Cela crée un « écho » (résonance) à partir desquels les personnes ont le sentiment / l’impression de partager des émotions similaires.

> Cette intériorisation (ressentie dans le corps - corporalisation) serait la base à partir de laquelle on prête à l’autre la même émotion que la sienne (empathie = la compréhension des affects et état mentaux d’autrui).

 

Éléments d’observation justifiant cette hypothèse (mn 26 du cours) :

- Si l’on demande à des personnes d’imaginer ce que se disent des personnages présentés sur des photos, on observe fréquemment qu’elles imitent les postures des personnages photographiés (comme pour intérioriser / incorporer l’émotion du personnage). Bonnet 2000

- Lorsqu’on observe une personne en mouvement, notre cerveau présente des activités similaires (IRM) comme si on devait faire soi-même ce mouvement.

- Les contagions émotionnelles dans les foules : en se laissant porter par l’ambiance d’une foule, on devient acteur du mouvement (comme si l’émotion passait de l’un à l’autre).

 

Autre observation dans la série de ce cours (mn 1h49 ici):

Un renard, un certain temps après avoir été apprivoisé, s’est mis à agiter la queue, alors que les renards sauvages ne le font pas.

On observe une chose inversement similaire pour les chiens : lorsqu'ils retournent à l’état sauvage, ils n’agitent plus la queue.

 

Questions :

- Les êtres humains, interprétant l’agitation de la queue comme un signe de plaisir pour le renard, ce dernier découvre-t-il le plaisir d’agiter la queue (stimulation sensorielle du renard, plaisir propre au renard lui-même)

- le renard remue-t-il la queue pour faire plaisir à l’être humain ? (Rapport d’adaptation "neutre" à l’homme, ça ne coûte rien au renard d'agiter sa queue)

- Cet être humain et ce renard font-il naître chez l’un et chez l’autre un plaisir « nouveau » ?

- Nouveau, dans le sens : inédit (une vraie découverte, inattendue) ou nouveau dans le sens, déjà connu, mais dans un autre contexte.

- Question contextualisée par rapport à un aspect du sujet (identité et émotions) : l'estime de soi, la reconnaissance de nos émotions passe-t-elle par autrui ?

> Si oui, de quelle sorte l'échange d'émotions se combine à celles que nous avons déjà ?

> A quelles conditions l'échange (le partage, la transaction, la découverte, l'influence) des émotions dans nos interactions nous permettent-ils de grandir, d'accéder à une plus grande humanité, de mieux nous connaître ou, à l'inverse, nous diminuent-ils, nous soumettent-ils et empêchent notre épanouissement ?

 

Question générale de notre thématique ce soir

De quelle manière la porosité de l'identité aux émotions d'autrui permet-elle ou empêche-t-elle d'être soi-même ?

 

Introduction à double voix, après la présentation des éléments ci-dessus, Fred, du café philo de Lyon, soulignera quelques grands axes sur la question de l'identité en philosophie.

Merci Fred.

 

Quelques ressources

Les cours 5 et 6 de la série : Les émotions en activité ont servi de base à l'introduction du sujet. Cliquer ici. Collège des Hautes Études Lyon Science

- Le neuro-scientifique Vilayanur Ramachandran. Une courte vidéo (7mn) sur les neurones miroirs.

Comprendre l'empathie. Julie Grèzes, directrice de Recherche INSERM, Conf de 25mn

 

Une citation de Vinciane Despret (Ces émotions qui nous fabriquent)

Conférence de Vinciane Despret (émotion, raison, éthno, neurosciences), ici, durée 27mn.

 

 

Connexion dès 18h45 pour socialiser. Débat à 19h00

 

Comment procéder si vous venez pour la première fois ?

- On peut assister à la rencontre sans intervenir, et juste pour écouter.

- Les non-habitués du café philo d’Annemasse sont les bienvenus.

- Connectez-vous en avance pour socialiser, vous installer confortablement, vous familiariser avec l'usage de Zoom.

 

Quelques indications techniques pour participer

- Si vous ne parlez pas, coupez votre micro (évite les bruits de fond, ce qui est plus confortable pour tout le monde)

- Inscrivez votre nom pour demander la parole. (chacun son tour, dans l'ordre des demandes, avec une priorité pour les participants qui s'expriment le moins).

- Réactivez votre micro quand Brigitte ou Laurence (animatrices) vous donne la parole

- Du papier et un crayon à vos côtés peuvent vous rendre service.

- Installez-vous confortablement avec une boisson et vivez notre moment d'échange comme un moment plein d'attention et de curiosité 

B)

 

Quelques indications pour participer au débat.

Si vous en avez la possibilité, précisez la nature de votre intervention : demander une précision, revenir vers le sujet, apporter une information, demander un éclaircissement, poser une question, soulever une objection...

On peut également intervenir brièvement dans le débat par le tchat (conversation écrite) pour répondre à un intervenant, préciser son intervention. L'animatrice lit le plus souvent vos interventions.

- Souvenez-vous : vous êtes dans un café philo, vous devez témoigner de votre attention à questionner vos pensées, et non pas d'affirmer ce que vous croyez être vos vérités.

- Attention également à ne répétez pas ici ce que vous entendez sur vos écrans tv, ni ne reproduisez dans notre cercle les manières de débattre que les écrans tv érigent en spectacle, en rapport de force, ce n'est pas notre but que de les imiter.

 

Pour limiter les effets de dispersion dans le débat :

- Évitez de multiplier les exemples, de citer de longues expériences, de vous lancer dans de longues explications, mais allez au fait de votre argumentation.

- On s'efforce de relier son intervention au sujet, de mettre en lien ce que l'on dit avec ce qui a été dit. On ne s'installe pas comme un donneur de leçon, un conférencier.

- Pour favoriser une circulation de la parole, on reste concis.

- On s'attache non pas à affirmer son opinion, mais à expliquer les raisons de sa pensée. En effet, c'est sur la base des argumentations, que l'on met en lien avec la question/le thème de départ, que l'on peut faire progresser le débat, c'est-à-dire, en clarifier les enjeux.

- Si possible, on tente d'identifier les thèses, les problématiques philosophiques qui sous-tendent notre argumentation.

 

Pour agir sur la structure dynamique du débat, chacun peut situer le registre ou la typologie de son intervention, par exemple :

> en relevant des contradictions,

> en répérant une thèse défendue dans une intervention,

> en formulant une problématique (une contradiction entre deux interventions),

> en soulignant le présupposé d'une intervention, ses implicites.

> en formulant un contre argument,

> en apportant un nouvel argument, notamment si la discussion bute sur une impasse,

> en reformulant la question à laquelle vous apportez une réponse,

> en résumant quelques interventions, de faire une micro synthèse, de recentrer le débat,

 

D'un point de vue technique (Michel Tozzi et François Galichet), la philosophie mobilise quatre grandes compétences cognitives : conceptualiser, problématiser, argumenter et interpréter. On se concentre sur ces aptitudes de sorte à ne pas reproduire ici de simples échanges d'idées, d'informations ou de connaissance.

 

> Merci à tous de vos contributions, de vos suggestions.


Forum ici. 

 

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