Les peuples ont-ils une indéracinable propension à la servitude volontaire ?La Boétie, présenté par Marie-Thérèse

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Les peuples ont-ils une indéracinable propension à la servitude volontaire ?La Boétie, présenté par Marie-Thérèse

Prochain sujet : Les peuples ont-ils une indéracinable propension à la servitude volontaire ?

 

Lien de participation à la réunion Zoom :

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ID de réunion : 829 9187 3181

Code secret : 264413

 

Connexion dès 18h45 pour socialiser. Débat à 19h00

 

 

Merci Marie-Thérèse pour l'introduction de ton sujet ci-dessous :

 

Les peuples ont-ils une indéracinable propension à la servitude volontaire ?

 

Selon Etienne de La Boétie, et son célèbre texte de 1545 " De la servitude volontaire" , si le peuple est asservi, c'est qu'il accepte de l'être, et qu'il est le principal responsable de son état de servitude: "Nous avons appris à avaler le venin du pouvoir sans le trouver amer". Pour La Boétie en effet l'oppression n'est pas une dérive du pouvoir, elle est dans la nature du pouvoir.

L'auteur précise qu'il exclut de son propos le cas où la force est employée puisque, dans ce cas, il s'agit de soumission non consentie.

Dès lors, pourquoi le peuple aurait-il cette incroyable capacité à consentir à la servitude d'autant que, selon La Boétie, l'oppresseur est davantage dépendant de l'opprimé que l'inverse: " La puissance du dominant n'est que celle que le dominé lui donne".

Choix de quelques-unes des explications avancées par l'auteur.

- le confort de l'intellect qui résulte du rejet de l'entier de la responsabilité sur le dominant, donc d'avoir en permanence un coupable à portée de main.

- la coutume , l'habitude, les conditionnements culturels ancestraux , ...

- la propension de l'homme à se figer dans l'état de victime (qui engendrerait une paralysie de l'esprit)

- la "ruse" de l'oppresseur qui consisterait à éradiquer dans les esprits la conscience du temps, "à les enfermer dans le présent, sans mémoire ni anticipation", en un mot sans inscription dans l'histoire.

- la compensation par le divertissement : "Du pain et des jeux!" (Actuellement, à supposer que l'on s'estime asservi, il ne nous reste que le pain !)

 

Citations de La Boétie:

"Nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien, vous laissez enlever le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ... Comment le pouvoir a-t-il tant de mains pour vous frapper s'il ne vous les emprunte ? ... Vous nourrissez vos enfants pour qu'il les mène à la guerre, à la boucherie .... qu'il les rende exécuteurs de ses vengeances. ..."

 

Questions subsidiaires.

- "Comment se fait-il que les hommes luttent pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur salut"? (Spinoza)

- L'homme est-il en droit de préférer la servitude à la liberté ?

- N'est-ce pas ajouter l'injure à l'injustice que de faire de l'opprimé l'agent de son oppression ?

- Cette propension au consentement à la servitude est-elle une constante anthropologique ?

- Dans quelle mesure ce texte , qui n'a guère pris de rides au cours des siècles, fait-il écho à la situation actuelle ?

- Ce texte a-t-il inspiré les courants libertaires, ou anarchistes modernes ? Quels seraient ses liens avec la

dialectique du maître et de l'esclave ?

 

Ressources.

Discours de la servitude volontaire. PDF, 18 pages, texte intégral.

De la servitude volontaire. Youtube: Le Precepteur,

Servitude et soumission. Que nous disent La Boétie, Montesquieu, Alexandre Grothendieck, etc. ? D'excellentes analyses de la Cité des Sciences et de l'Industrie.

La dialectique de Hegel. Le Précepteur.

Capitalisme, désir et servitude. Frédéric Lordon fait référence à Spinoza dans l'émission Arrêt sur Image.

Spinoza et l’épineuse question de la servitude volontaire. Article de Miguel ABENSOUR. Asterion.

 

 

Connexion dès 18h45 pour socialiser. Débat à 19h00

 

 

Comment procéder si vous venez pour la première fois ?

- On peut assister à la rencontre sans intervenir, et juste pour écouter.

- Les non-habitués du café philo d’Annemasse sont les bienvenus.

- Connectez-vous en avance pour socialiser, vous installer confortablement, vous familiariser avec l'usage de Zoom.

 

Quelques indications techniques pour participer

- Si vous ne parlez pas, coupez votre micro (évite les bruits de fond, ce qui est plus confortable pour tout le monde)

- Inscrivez votre nom pour demander la parole. (Elle est donnée à chacun son tour, dans l'ordre des demandes, avec une priorité pour les participants qui s'expriment le moins).

- Réactivez votre micro quand Brigitte ou Laurence (animatrices) vous donnent la parole

- Du papier et un crayon à vos côtés peuvent vous rendre service.

- Installez-vous confortablement avec une boisson et vivez notre moment d'échange comme un moment plein d'attention et de curiosité 

B)

 

Quelques indications pour participer au débat.

Si vous en avez la possibilité, précisez la nature de votre intervention : demander une précision, revenir vers le sujet, apporter une information, demander un éclaircissement, poser une question, soulever une objection...

On peut également intervenir brièvement par le tchat (conversation écrite) pour répondre à un intervenant, préciser son intervention. L'animatrice lit le plus souvent vos interventions.

- Souvenez-vous : vous êtes dans un café philo, vous devez témoigner de votre attention à questionner vos pensées, et non pas d'affirmer ce que vous croyez être vos vérités.

- Attention également à ne pas répéter ici ce que vous entendez sur vos écrans tv, ne reproduisez pas, lors de nos rencontres, les manières de débattre mise en spectacle par les médias qui recherchent le buzz. Ce n'est pas notre but que de les imiter, nous ne sommes pas dans des rapports de force et de pouvoir, mais dans un rapport réflexif : mise en perspective des savoirs, mise en dialogue des argumentations .

 

Pour limiter les effets de dispersion dans le débat :

- Évitez de multiplier les exemples, de citer de longues expériences, de vous lancer dans de longues explications, mais allez au fait de votre argumentation.

- On s'efforce de relier son intervention au sujet, de mettre en lien ce que l'on dit avec ce qui a été dit. On ne s'installe pas comme un donneur de leçon, un conférencier.

- Pour favoriser une circulation de la parole, on reste concis.

- On s'attache non pas à affirmer son opinion, mais à expliquer les raisons de sa pensée. En effet, c'est sur la base des argumentations, que l'on met en lien avec la question/le thème de départ, que l'on peut faire progresser le débat, c'est-à-dire, en clarifier les enjeux.

- Si possible, on tente d'identifier les thèses, les problématiques philosophiques qui sous-tendent notre argumentation.

 

Pour agir sur la structure dynamique du débat, chacun peut situer le registre ou la typologie de son intervention, par exemple :

> en relevant des contradictions,

> en répérant une thèse défendue dans une intervention,

> en formulant une problématique (une contradiction entre deux interventions),

> en soulignant le présupposé d'une intervention, ses implicites.

> en formulant un contre argument,

> en apportant un nouvel argument, notamment si la discussion bute sur une impasse,

> en reformulant la question à laquelle vous apportez une réponse,

> en résumant quelques interventions, de faire une micro synthèse, de recentrer le débat,

 

D'un point de vue technique (Michel Tozzi et François Galichet), la philosophie mobilise quatre grandes compétences cognitives : conceptualiser, problématiser, argumenter et interpréter. On se concentre sur ces aptitudes de sorte à ne pas se contenter ici du simple échange de ses idées, du plaisir à étaler ses savoirs, de l'arrogance à se donner raison.

 

> Merci à tous de vos contributions, de vos suggestions.

 

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