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SUJET: Jouer avec la mort ? Ou comment penser les conduites à risque ? C'est notre sujet du 27.01.2013 + la restitution du débat

Jouer avec la mort ? Ou comment penser les conduites à risque ? C'est notre sujet du 27.01.2013 + la restitution du débat il y a 5 ans 11 mois #1

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« Jouer avec la mort »,
ou comment penser les conduites à risque ?

Les conduites à risque sont relativement fréquentes, en particulier chez les jeunes. Elles ont comme dénominateur commun de mettre en jeu le corps dans des activités extrêmes et dangereuses, parfois aux conséquences mortelles (conduite à contresens sur le périphérique, sauts depuis un balcon dans une piscine, etc...).

Avec quoi joue-t-on dans ces conduites à risque ?

D'après les spécialistes, les conduites à risque sont à distinguer des conduites suicidaires. Il s'agirait non pas d'un désir de mourir mais plutôt de se "cogner" à la mort pour se sentir exister. Il s'agirait de paradoxales stratégies de survie (en s'agrippant à son corps).

Les conduites à risque ont comme point commun de mettre en scène le corps. Le dualisme contemporain ne séparerait plus l'âme et le corps, comme chez Platon ou Descartes, mais l'homme et son corps. On peut se demander si, à travers ces comportements mettant en scène le corps, il n'y aurait pas une tentative pour l'homme de se sentir exister, de dépasser ses limites, d'accéder à une vérité, de se sentir immortel ?

On peut déjà noter deux divergences : S'agit-il, dans ces conduites à risque, de chercher ses limites ou de les dépasser ? S'agit-il de se sentir mortel ou d'éprouver une forme d'immortalité ?

Les rites de passage dans certaines sociétés traditionnelles, étudiés par Maurice Godelier (notamment la tribu Baruya de Papouasie-Nouvelle-Guinée), ont pour fonction de permettre l'accès de l'enfant à un autre monde (celui des « Grands hommes »). Celui qui est ainsi inclus dans le groupe après le rite, change de nom, d'intérieur, et s'approche d'une vérité.L'invariant de ces rituels est l'usage d'une violence physique parfois extrême, au sein d'un groupe solidaire néanmoins.

Cette comparaison nous invite à nous demander si se confronter à la mort, d'une manière ou d'une autre, ne serait pas un passage obligé pour « apprendre à vivre » ?

Dans nos sociétés contemporaines, l'enfant est confronté à une multiplicité de possibles. En même temps, à qui demander une légitimité ? N'étant pas porté par le collectif, n'assiste-on pas dès lors à des sortes de rites individuels, solitaires, de mise en danger de sa vie à travers le corps pour, en finalité, assurer la fonction délaissée des rituels ancestraux ?

Ainsi, la désacralisation de notre société avec comme corollaire l'abandon de certains rites (religieux, citoyens-militaires et autres corporatismes), ne contribue-t-elle pas, par cette absence de contenant, à la survenue de prises de risque individualisées, pour se fabriquer du sens, se sentir exister, trouver sa place, etc. ?

Lien vidéo (durée 6mn) : David le Breton (anthropologue, spécialiste de l'adolescence et du rapport au corps)
Une vidéo illustrant des activités à risque chez les ado.
Notons que des cours sont donnés à Genève pour structurer cette "activité". C'est une forme de prise de risque urbaine et structurée.

Sujet posté pour Sarah.
Merci Sarah pour cette belle proposition.
Je proposerai un plan pour traiter de ce thème. D'autres propositions de plan sont les bienvenues également.
Dernière édition: il y a 5 ans 11 mois par René G..
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Jouer avec la mort ? Ou comment penser les conduites à risque ? C'est notre sujet du 27.01.2013 + la restitution il y a 5 ans 11 mois #2

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Restitution résumée d'un grand nombre des interventions

La mort et soi-même
- Est-ce qu’on joue avec la mort ou est-ce qu’on joue avec la vie ?
- Il y a ce paradoxe où l’on ne se sent en vie que si l’on est proche de la mort.
- On ne devient conscient de « l’immortalité » qu’en passant, volontairement ou pas, très près de la mort.
- Peut-être alors n’adoptons-nous des conduites à risques, et allons-nous rechercher la mort, qu’en raison d’un sentiment d’immortalité qui nous échappe ?
- Dans « Orage d’Acier » Ernst Jünger raconte que, à chaque fois qu’une bombe éclatait, c’était comme une porte qui s’ouvrait sur l’éternité.
- Dans un monde apaisé, est-ce-que le goût du risque des adolescents est une recherche d’éternité ? Ou peut-il être, au contraire, l’expression d’une pulsion de mort ?
- Le sentiment de « toute-puissance » propre aux adolescents occulte le fait que la vie est fragile.
- Il y a le risque que l’on fait prendre à soi, et il y a celui qu’on fait prendre aux autres, les deux ne sont pas sur le même plan.

Mort et société
- Ce jeu « de la vie et de la mort » n’est-il pas avant tout un jeu destiné à s’intégrer dans un groupe ?
- La mort renvoie à la question : qui suis-je, quelle est mon utilité dans la société ? La prise de risque est selon moi une demande d’attention adressée à la société. Elle est une quête de sens par rapport à la société.
- J’ai un contre-exemple : Gurdjief (Mystique-Essayiste) raconte que, sur les champs de tir, il se cachait dans les trous d’obus. Il voulait braver la mort elle-même et se donnait comme seule justification que les obus ne tombent jamais deux fois au même endroit. Il prenait ce risque lui-même, avec des amis également, mais uniquement par jeu.
- Hegel voit le début de l’humanité comme quelque chose d’informe, puis deux hommes se regardent. Et, d’un coup, ils réalisent qu’ils sont prêts à risquer leur vie pour se sentir exister dans le regard de l’autre, et c’est là que surgit l’humanité.
- L’introduction du débat désigne la prise de risque comme un rite de passage dans une société devenue individualiste, narcissique. Les rites collectifs ont disparu.

Le sens du risque et l’adolescence
- La dopamine, secrétée abondamment à l’adolescence, prédispose à prendre des risques.
- Ensuite, on peut passer à la dépendance de la sensation ressentie, alors le risque n’est pris que pour lui-même et l’intensité ressentie.
- C’est sur eux-mêmes que les jeunes jettent un regard, ils sont comme des atomes perdus dans une société massifiée, ils prennent des risques pour eux-mêmes, et non pour appartenir à un groupe.
- Il y a cette période charnière de l’adolescence où il est question de se prouver à soi-même sa propre valeur. Peut-on le faire sans prendre de risques ?
- Je pense qu’il y a un double mouvement. Il faut à la fois se convaincre de sa propre existence et être légitimé par l’autre ; les deux sont liés.
- Mais qui peut légitimer les adolescents, alors que dans le même temps, ils sont en opposition à leurs parents et à la société ?
- David le Breton (anthropologue, vidéo de 6mn ici) nomme « ordalie » cette conduite qui consiste à demander à la mort une réponse. Finalement, il n’y a pas d’instance à qui s’adresser pour franchir ces passages critiques.

Parents / Enfants
- J’ai lu un sondage qui révélait que les adolescents qui avaient bénéficié d’une éducation stricte se sentaient vivre, tandis que ceux qui avaient bénéficié d’un cadre cool avait le sentiment d’être délaissés.
- La prise de risque est-elle fonction de l’encadrement éducatif ?
- On revient effectivement sur la permissivité accordée aux enfants, en Suède par exemple.
- La prise de risque n’est-elle que le plaisir de la rébellion, une bravade sociale qui vise à contrer l’ordre et l’autorité ?
- Avec quoi joue-t-on lors de conduites à risque ? On joue avec la mort, avec les conventions sociales précisément pour en connaître les fondements. Ces interdits sont-ils conventionnels, normatifs, arbitraires, ou correspondent-ils vraiment à des limites à ne pas dépasser ?
- Il semble que le regard de l’autre est, d’une manière ou d’une autre, toujours important.

Interpréter le risque, la blancheur et l’anorexie

- La prise de risque concerne également les femmes, mais il y a des différences. L’anorexie en serait une forme, elle est une attaque du corps, Le Breton parle de la « blancheur » comme d’un appel à disparaître du monde contemporain (autres exemples : les étranglements, les comas éthyliques…).
- Je conteste l'idée que l'anorexique chercherait à se défaire des contraintes d'un monde trop normatif et fait d'injonctions fonctionnelles.
- A mon avis l'anorexique fait «sur-fonctionner » son corps pour coller précisément à ces injonctions qu'elle ne conteste pas, mais fait tourner à l'extrême : « femmes, soyez maigres ! ».
- Ce ne serait donc pas une sorte de rébellion louable, voire héroïque.
- Je ne suis pas sensible à la distinction que vous faites entre « désir de maîtrise » par « prise de risque », et ce que je vois moi dans la prise de risque, je l’interprète comme étant simplement un désir de se sentir vivre, d’exister, de quitter le statut de « chose » qui fonctionne dans un monde fonctionnel.
- Dites-vous que le processus est le même pour l’anorexie ?
- On oppose la prise de risque que l’on prend pour soi à celui qui qu’on prend pour une cause et qui produit le sentiment d’une élévation intérieure. Mais l’appropriation de soi, « le sentiment de soi », et cela concerne aussi les anorexiques, ne s’acquiert pas facilement.
- Il y a ces prises de risque qui se terminent avec la mort. L’adolescent peut-il être mû par une pulsion de mort qu’il ne sait reconnaître ?
- La vie nécessite-t-elle le dépassement de ses propres pulsions de mort, et si oui, pour quel but et raison peut-on être motivé par ce dépassement ?

Prendre des risques et adopter une conduite à risque
- Dans cette pièce, nous sommes tous des gagnants de prises de risque que nous avons surmontées.
- Mais quel est le seuil à ne pas dépasser ? Est-ce que fumer est une prise de risque ? Pourtant fumer ou faire l’amour sans préservatif constituent des risques.
- Il y a des conduites à risque à tous âges, par exemple, des adultes qui roulent à plus de 200km sur les autoroutes.
- Hitler a été l’un des premiers à lancer des campagnes anti-tabac.
- Je pense qu’il faut différencier « prendre un risque » (être inconscient et inconséquent) de «conduites à risque», lesquelles impliquent la volonté de se frotter à quelque chose de dangereux, en vue notamment d’un dépassement.

Risque et compétition
- IL n’y a pas de rites de passage dans notre société, cependant d’autres cadres et valeurs prennent leur place. Je pense, par exemple, aux «classes prépa» où les jeunes concentrent toute leur énergie dans un seul but : réussir. Cela fait figure de rite de passage. La compétition y est féroce et certains jeunes vont même jusqu’à se suicider.
- La question essentielle tourne autour du « rite de passage » et d’une société qui n’en propose plus.
- La vie est le théâtre d’une perpétuelle compétition : Il faut toujours des gagnants et des perdants, et dans 1000 ans, ce sera la même chose.

Raison, but, cause et maîtrise du risque
- Dans la conduite à risque je crois qu’il y a la question d’une maîtrise à s’approprier.
- Il peut y avoir une conjonction de plusieurs composantes : contrer les normes, se révolter contre l’autorité, adopter délibérément, ou inconsciemment des conduites à risque, se dépasser, rechercher des valeurs.
- Comment diagnostiquer ou différencier ces conduites à risque de façon à les accompagner ?
- Que cherche-t-on à maîtriser ?
- Ce qui m’intéresse est l’idée de « jouer » avec la mort. Que disent ceux qui ont pris des risques volontairement ?
- Les récits de soldats, parmi d’autres, racontent cela. Péguy dit que les officiers se dressaient hors de la tranchée pour entraîner leurs hommes au combat, « un officier, ça se levait ». Ils sont nombreux à dire que l’âme humaine s’élargit après qu’on ait frôlé la mort.
- Ils font l’expérience d’une nouvelle vision sur le monde. Les blessés, je ne sais pas.
- Je m’inscris en faux contre cette tendance à magnifier les conduites à risques. De plus, ils sont nombreux ceux qui le font en risquant la vie des autres.
- Les sports permettent d’encadrer ce risque.
- Nietzsche fait l’éloge de la prise de risque du funambule car il a cette obsession d’une société où on ne trouvera plus que des « derniers hommes ». Et qui sera le dernier homme ? C’est celui à qui on montre une belle nuit étoilée, mais qui ne voit rien. L’éveillé, par contre, est reconnaissant que la création s’offre à lui par une nuit étoilée.
- A supposer que les guerres procurent parfois des occasions de dépassement au nom de valeurs patriotiques ou autres, au nom de la camaraderie… Quelles causes aujourd’hui mériteraient ce type de dépassement ? En raison de quelles causes ou honneur peut-on « magnifier » sa vie ?

Poésie et risque
- Un peu de mystico-poésie : Il y a des âmes dans les limbes, et le premier risque qu’elles prennent est celui de naître. Prendre le risque de naître pour goûter au plaisir de mourir !
- Dans les religions, et chez Platon par exemple, les âmes chutent dans les corps.
- Les musiciens qui jouent sur le Titanic en train de sombrer, pourquoi le font-ils ?
- J’ai le souhait d’aller me perdre dans la forêt, à essayer de me contenter de rien.
- C’est Diogène, Epictète, les moines du désert, il y a une constante en chacun de nous qui tend à vouloir aller vers le rien pour enfin trouver la plénitude.
- L’âme tombe dans le corps comme dans une prison et, même après une prise de risque, on est encore là, vivant. Rien n’a changé de sa condition. Même la mort finit par blaser, les conduites à risque sont illusoires.
- Hum, à tout moment il est possible de quitter la vie.

D’autres manières de vivre le risque
- Il nous fallait gagner ses plaisirs dans les générations précédentes, mais aujourd’hui on obtient tout tout de suite, est-ce que cela influe sur le besoin d’une recherche de sensations toujours plus fortes ?
- La société offre tout clés en main, il n’y a plus de risque à prendre.
- Les sportifs prennent un minimum de risque, leurs exploits ne sont pas comparables à des situations qui mettent la vie en jeu.

Les rites initiatiques
- Les initiations ne sont pas des prises de risque mais une façon de marquer des étapes de la vie, comme devenir plus autonome, plus responsable, accéder au statut de guerrier, etc.
- Il y a cette pratique où l’on enferme un jeune dans le tronc creusé d’un arbre et sur lequel des adultes frappent aussi fort que possible. N’y-a-t-il pas dans les rites initiatiques la tentative de faire perdre tous ses repères au futur initié ? Ce qui serait une façon de le confronter à la dissolution du monde et de lui-même ?
- Comment définir le rite d’initiation ?
- Pour Sartre, l’existence précède l’essence, mais pour Kierkegaard, c’est l’inverse: l’essence précède l’existence. En perturbant les repères, on cherche à couper le cordon ombilical, à faire passer de l’essence à l’existence.
- On a le plus souvent une vision romantique des rites d’initiation. Il se trouve que les tribus étudiées avaient déjà été contraintes de rendre leurs rites plus « civilisés » par des militaires et des prêtres qui en avaient interdit les aspects les plus violents. A cela se sont ajoutées des raisons économiques et touristiques qui ont fini par édulcorer tous les rituels.

Initiation ou conformisme ?
- Maurice Godelier et Alain Testart (conférences ici) ont étudié des pratiques rituelles en immersion (en apprenant la langue des tribus, en passant des années à leur côté), ils témoignent plutôt de logiques de domination et de contraintes normatives d’une violence inouïe et où aucun écart n’est autorisé.
- Ces rituels sont les passages obligés par lesquels les rangs et les fonctions sont distribués selon des choix bien établis par les anciens aux différents membres d’une tribu. Ce sont des rites de reproduction sociale, on s’y plie, on en meurt ou on est ostracisé.
- Le corps social s’imprime (par des violences, des scarifications, des contraintes) dans le corps de l’individu comme un besoin.
- Maurice Godelier décrit comment on évacue la part féminine des mâles chez les Baruyas.

Conduite à risque et statistiques
- Autour de cette table, je ne crois pas que l’on soit nombreux à avoir adopté des comportements à risque pour se sentir exister, vivant et bon citoyen. Ces comportements concernent une minorité de citoyens.
- C’est du déni (rire dans la salle).
- Les conduites à risque concernent une portion assez réduite de la population et, par comparaison, les rituels tribaux sont absolument terrifiants et entravent toutes les libertés. (Ex. Chez les Baruya, les femmes sont forcées à des fellations : les Baruya prétendent que c’est leur semence qui leur permet d’avoir du lait. Les jeunes garçons sont également contraints à le faire au prétexte que cela est nécessaire à la transmission du pouvoir à travers les générations.). En conséquence de quoi, le prix à payer pour nos sociétés modernes dé-ritualisées reste modique.
- Admettons que le rite, ou la mise en danger du corps ne soit pas une nécessité sociale et que cette pratique se cantonne à des comportements statistiquement marginaux, il reste qu’on ne découvre ses limites qu’en situation de prise de risque, éventuellement contrôlée (sport, étude difficile, voyage d’aventure, jeux d’argent …) et la question demeure, en raison de quelle valeur prend-on des risques ?
- Y a-t-il encore un soi, un groupe, une société, une valeur, une humanité au nom desquels prendre des risques qui vaillent la peine ?

Dernier tour de parole
- Le drame de notre époque réside-t-il dans le fait qu’on prenne des risques au nom de rien du tout, ou uniquement au nom de soi ?
- Les jeunes qui sont politisés aujourd’hui savent très bien qu’il y a des combats à mener, et certains en meurent encore.
- S’étonner encore, être ignoré par les autres, être différent, devenir un paria, dire non à son patron, voilà des prises de risque qui me touchent.
- Est-ce que la prise de risque que je prends m’ouvre à quelque chose de plus grand que « moi » ?
- La dispersion des valeurs dans notre société disperse aussi le sentiment d’appartenance.
- On ne sait plus pour quoi mourir.
- Peut-on généraliser les observations de Godelier ? Ce n’est pas ce que j’ai connu de mon côté en Afrique, il n'y a eu ni violence ni romantisation.
- Je souhaite opposer les rites de passages qui s’apparentent à des formatages sociaux aux rites de prise de risque individuel, lesquels ne sont pas des rites d’intégration, mais plutôt de désintégration pour se retrouver soi, comme nul autre n’oserait le faire.
- On prend finalement des risques non pour s’intégrer mais pour affirmer sa différence.
- On prend des risques par rapport à la mort, ne nous manque-t-il pas d’en prendre par rapport à l’amour ?

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Dernière édition: il y a 3 mois 3 semaines par René G..
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