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SUJET: Zoom philo 3.9. Le bonheur a-t-il un "sens" ? Sujet pour lundi 01.03.2021 à partir de 18h45

Zoom philo 3.9. Le bonheur a-t-il un "sens" ? Sujet pour lundi 01.03.2021 à partir de 18h45 il y a 1 mois 2 semaines #1

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Le bonheur a-t-il un "sens ?
(De quel sens témoigne le bonheur que l'on poursuit ?)


Lien de participation à la réunion Zoom :
us02web.zoom.us/j/82991873181?pwd=NHAzQUJoZGF5RnJSb2dyTjNUM1pIQT09
ID de réunion : 829 9187 3181
Code secret : 264413

Connexion dès 18h45 pour socialiser. Débat à 19h00

Pour celles et ceux qui ont appris à ne pas basculer dans la folie, c’est-à-dire, la plupart des personnes, on peut dire qu’elles se réfèrent à une philosophie de vie, entendue comme « mode de vie » (façon de se comporter, de penser). De quelle théorie ou de quel principe relève les philosophies de vie que nous observons, pratiquons ?
L'idée de sens suppose celle d'un déplacement dans le temps et/ou l'espace, il s'agit alors d'une direction qui est prise ou des conséquences qui résultent de nos actes, de nos pensées.
Pour ce sujet, on part du principe que toute vie humaine témoigne d'une philosophie de vie, que celle-ci soit formulée, théorisée ou pas.

Dans la Grèce antique, on peut considérer que les philosophes (Socrate, Platon, Aristote, les épicuriens, y compris les stoïciens, les sceptiques) tous posent comme principe que l’être humain recherche le bonheur. Les distinctions philosophiques se déclinent ensuite dans la manière de le rechercher, dans une façon de le mettre en pratique et dans une façon de concevoir son objet (rechercher les plaisirs ou les dépasser, être avant tout un être moral visant un souverain bien, etc...)

Faut-il mettre de côté les pratiques « méditatives » (bouddhiques ou de pleine conscience) qui récusent l’usage de la raison pour s’en tenir à un travail constant sur « soi », l'abolition de toute question au profit d'une conscience qui devient son propre objet ? Je laisse la question ouverte.

Quelques notions et définitions

- Bonheur : étymologie composée de « bon » et de « heur ». Du latin agurium (augure, chance)

- Expériences / perceptions associées : plaisir, enchantement, plénitude, sérénité, allégresse, béatitude, bien-être, joie, gaîté, félicité, ravissement, euphorie, extase, jouissance, excitation, contentement, état présent, présence à soi.

- Eudémonisme (du grec, eudaimania : bonheur) : Éthique selon laquelle le bonheur est le souverain bien de l’homme, et sa recherche, le principe légitime de son action.
On peut considérer que toutes les écoles philosophiques (jusqu’à Descartes) sont « eudémoniques ». A partir de Descartes, sa méthode oblige à considérer ce qui est de l’ordre de la raison d’une part et, d’autre part, et ce qui relève de l’ordre de la perception, de l’expérience, de notre rapport au réel (les étendus). De fait, à la raison est attribuée la capacité à rechercher le "vrai", tandis qu'aux sens (l'expérience) est attribué la capacité à sentir, à éprouver.

- Hédonisme (du grec, hédoné, plaisir) : doctrine selon laquelle la recherche du plaisir et l’évitement du déplaisir constituent le but visé. Aristippe de Cyrène (contemporain de Socrate) est l’auteur d’une telle philosophie. Il rejette la raison (les sciences, les mathématiques, en un mot, le théorique) pour se vouer au plaisir et éviter les déplaisirs. De ce point de vue, le corps (ce qu’il éprouve) est au fondement de la pratique, il est ce qui tient lieu de « connaissance ». Dans cette perspective, l’individu, devenu une référence à lui-même, s’installe dans le réel du présent (carpe diem) et dans une perception où il s’agit de « libérer » le corps de ses tensions et/ou d'obtenir de lui les plus grands plaisirs possibles.
La pensée moderne fait d’Epicure, un hédonisme, qu’il n’est pas radicalement, en ce sens qu’il construit une théorie sur les plaisirs et les hiérarchise : les plaisirs (les naturels et nécessaires (faim, soif), les naturels non nécessaires (gourmandise) et les désirs vains (richesse, gloire, honneur). Il distingue également les plaisirs que l’on cherche (en mouvement) et les plaisirs « stables » qui résultent du fait de s’éprouver en soi-même, sans mouvement, sans objet de recherche (ataraxie)

> Ataraxie : Absence de trouble, d’inquiétude ou d’anxiété propre au sage, mais qui devait avoir différentes causes selon :
- le scepticisme où l’impossibilité à se prononcer sur la réalité > entraine l'epoké = la suspension du jugement),
- l’épicurisme qui vise l’absence de tourment grâce à une écoute du corps, à distinguer de l’apatheia = absence de passion, et de l’euthumia = la tranquillité, la paix avec soi-même.
- le stoïcisme qui, en travaillant sur ses représentations, semble n’être troublé par rien. Le stoïque recherche à accorder ses représentations au Logos (l'intelligence à l'origine de toute chose) en évitant d'être affecté par ses affects et le monde autour de lui.

Citations :
« … chaque plaisir et chaque douleur doivent être appréciés par une comparaison des avantages et des inconvénients à attendre. Car le plaisir est toujours le bien, et la douleur le mal ; seulement il y a des cas où nous traitons le bien comme un mal, et le mal, à son tour, comme un bien.
Épicure (- 341 – 270 av. J.-C. ) Lettre à Ménécé (130).


« … si tu crois que dépende de toi ce qui dépend d’un autre, tu te sentiras entravé, tu gémiras, tu auras l’âme inquiète, tu t’en prendras aux dieux et aux hommes. Mais si tu penses que seul dépend de toi ce qui dépend de toi (…) aucun malheur ne pourra t’atteindre.
Épictète (50 – 130 ap. J.-C.). Manuel.

Pourquoi rapprocher des choses si dissemblables et même si opposées ? La vertu est chose élevée, sublime, royale, invincible, inépuisable ; le plaisir est chose basse, servile, faible, fragile qui s’établit et séjourne dans les mauvais lieux et cabarets.
Sénèque (4 – 65 ap. J.-C.). De la vie heureuse.

« Tous les hommes recherche d’être heureux. Cela est sans exception, quelques différents moyens qu’ils y emploient (…) La volonté ne fait jamais la moindre démarche que vers cet objet. C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’à ceux qui vont se pendre.
Blaise Pascal (1623 – 1662). Pensée 425.

La joie est le passage de l’homme d’une perfection moindre à une plus grande. […]
Spinoza (1632 – 1677). Ethique III

« Le désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir. Comme une aumône qu’on jette à un mendiant, elle lui sauve la vie aujourd’hui pour prolonger sa misère jusqu’à demain."
Arthur Schopenhauer (1788 – 1860). Le Monde comme volonté et comme représentation.

Autre question :
D'où vient-il que le malheur puisse être insupportable ? (Ecartons pour cette question les douleurs et supplices physiques causées par un tiers ou une maladie incurable)

Connexion dès 18h45 pour socialiser. Débat à 19h00

Comment procéder si vous venez pour la première fois ?
- On peut assister à la rencontre sans intervenir, et juste pour écouter.
- Les non-habitués du café philo d’Annemasse sont les bienvenus.
- Connectez-vous en avance pour socialiser, vous installer confortablement, vous familiariser avec l'usage de Zoom.

Quelques indications techniques pour participer

- Si vous ne parlez pas, coupez votre micro (évite les bruits de fond, ce qui est plus confortable pour tout le monde)
- Inscrivez votre nom pour demander la parole. (chacun son tour, dans l'ordre des demandes, avec une priorité pour les participants qui s'expriment le moins).
- Réactivez votre micro quand Brigitte ou Laurence (animatrices) vous donne la parole
- Du papier et un crayon à vos côtés peuvent vous rendre service.
- Installez-vous confortablement avec une boisson et vivez notre moment d'échange comme un moment plein d'attention et de curiosité B)

Quelques indications pour participer au débat.
Si vous en avez la possibilité, précisez la nature de votre intervention : demander une précision, revenir vers le sujet, apporter une information, demander un éclaircissement, poser une question, soulever une objection...
On peut également intervenir brièvement dans le débat par le tchat (conversation écrite) pour répondre à un intervenant, préciser son intervention. L'animatrice lit le plus souvent vos interventions.
- Souvenez-vous : vous êtes dans un café philo, vous devez témoigner de votre attention à questionner vos pensées, et non pas d'affirmer ce que vous croyez être vos vérités.
- Attention également à ne répétez pas ici ce que vous entendez sur vos écrans tv, ni ne reproduisez dans notre cercle les manières de débattre que les écrans tv érigent en spectacle, en rapport de force, ce n'est pas notre but que de les imiter.


Pour limiter les effets de dispersion dans le débat :
- Évitez de multiplier les exemples, de citer de longues expériences, de vous lancer dans de longues explications, mais allez au fait de votre argumentation.
- On s'efforce de relier son intervention au sujet, de mettre en lien ce que l'on dit avec ce qui a été dit. On ne s'installe pas comme un donneur de leçon, un conférencier.
- Pour favoriser une circulation de la parole, on reste concis.
- On s'attache non pas à affirmer son opinion, mais à expliquer les raisons de sa pensée. En effet, c'est sur la base des argumentations, que l'on met en lien avec la question/le thème de départ, que l'on peut faire progresser le débat, c'est-à-dire, en clarifier les enjeux.
- Si possible, on tente d'identifier les thèses, les problématiques philosophiques qui sous-tendent notre argumentation.

Pour agir sur la structure dynamique du débat, chacun peut situer le registre ou la typologie de son intervention, par exemple :
> en relevant des contradictions,
> en répérant une thèse défendue dans une intervention,
> en formulant une problématique (une contradiction entre deux interventions),
> en soulignant le présupposé d'une intervention, ses implicites.
> en formulant un contre argument,
> en apportant un nouvel argument, notamment si la discussion bute sur une impasse,
> en reformulant la question à laquelle vous apportez une réponse,
> en résumant quelques interventions, de faire une micro synthèse, de recentrer le débat,

D'un point de vue technique (Michel Tozzi et François Galichet), la philosophie mobilise quatre grandes compétences cognitives : conceptualiser, problématiser, argumenter et interpréter. On se concentre sur ces aptitudes de sorte à ne pas reproduire ici de simples échanges d'idées, d'informations ou de connaissance.

> Merci à tous de vos contributions, de vos suggestions.
Dernière édition: il y a 1 mois 1 semaine par René G..
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