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SUJET: L'espoir est-il dangereux ? Présenté par Karine ce lundi 16.05.2022 chez Maître Kanter + compte rendu + analyse d'un présupposé

L'espoir est-il dangereux ? Présenté par Karine ce lundi 16.05.2022 chez Maître Kanter + compte rendu + analyse d'un présupposé il y a 1 mois 2 semaines #1456

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Merci à Karine pour son sujet : L’ESPOIR EST-IL DANGEREUX ?

« lorsque nous cessons d’espérer une assistance extérieure, lorsque nous cessons d’espérer que l’horrible situation dans laquelle nous sommes se résolve d’elle-même, lorsque nous cessons d’espérer que d’une façon ou d’une autre la situation n’empire pas, alors nous sommes enfin libres — vraiment libres — de commencer à réellement la résoudre. Je dirais que lorsque l’espoir meurt, l’action commence »
« The Day Philosophy Dies May 31,2004. Casey Maddox.
Article (sur l’écologie) ayant inspiré ce sujet est : cliquer ici.

Cependant,
Comme l’a montré Jean-Paul Sartre, la conscience humaine se projette naturellement vers demain : être, c’est être un « projet », sans cesse jeté au-devant de soi. Espérer revenant à se projeter vers un avenir plus souriant que le présent, on pourrait craindre que la fin d’une telle projection empêche de vivre. Pourtant, ne plus espérer peut aussi signifier que nous pouvons consentir à notre présent, même imparfait, que nous sommes capables de ce « grand oui à la vie » dont parle Nietzsche. Dire oui à la vie, c’est dire oui au bon comme au mauvais, au bien comme au mal, à nos réussites comme à nos fiascos : c’est dire oui au présent, et c’est peut-être cela, « vraiment vivre ». Une telle puissance affirmative exclut alors l’espoir, puisque nos forces doivent être tournées vers cette approbation de l’ici et du maintenant, non détournées de ce noble but et dirigées vers l’avenir.
Et par ailleurs
Selon Clément Rosset, l’une des conditions de la joie authentique est l’absence totale d’espoir. Dans La Force majeure (1983), le philosophe montre qu’une telle joie est paradoxale : elle jaillit au cœur même de la conscience de tout ce qui l’entrave. En nietzschéen, Rosset voit dans l’espoir le refuge des faibles, la consolation dangereuse, et au fond inefficace, de ceux qui ne savent pas « vraiment vivre », aimer la vie comme elle est et non comme elle devrait être.
En conclusion :
Lorsque nous traversons un moment difficile, nous avons deux ressources : une d’espoir, de projection dans l’avenir, salutaire quand la souffrance est trop grande, et une de joie, pas toujours disponible mais capable de rendre provisoirement l’espoir inutile. De son côté, la joie est une émotion passagère, imprévisible. Quant à l’espoir, s’il dure un peu plus longtemps, il est également assez capricieux. Ne nous privons donc ni de la première ni du second. Sachons les accueillir lorsqu’ils se présentent. Se sentir capable de dire oui à son sort, même lorsqu’il est pénible, n’empêche pas, l’instant d’après, lorsque notre force vient à manquer, d’espérer une vie meilleure et de trouver dans cet espoir de quoi se réchauffer l’âme et le cœur.

L’espoir semble diviser, questions :
L’espoir : poison qui conduit à l’immobilisme ou la déception ?
Ou
Une conscience humaine « normale » qui aiderait à supporter un présent difficile ?

Citations :
« Laisse-moi te dire quelque chose. L’espoir est dangereux. Il peut rendre un homme fou » Franck Darabont
« Le désespoir est le seul remède contre l’illusion. Sans désespoir il est impossible de redescendre sur terre – il s’agit en quelque sorte d’une période de deuil de nos fantasmes. Certains ne survivent pas à ce désespoir, mais au sein d’une personne, aucun changement majeur ne peut se produire sans » Philippe Slater
« L’espoir est le véritable tueur. L’espoir est nuisible. L’espoir nous permet de rester immobiles dans un radeau en perdition au lieu d’agir et d’affronter le problème. Oubliez l’espoir. Analyser sincèrement et honnêtement la situation comme elle se présente est notre unique chance. Au lieu d’attendre, en « espérant » que l’on s’en sorte, peut-être devrions-nous admettre que prendre la pleine mesure de la situation, aussi déplaisante soit-elle, est une très bonne chose, un premier pas en direction du changement véritable. » Gringo Stars

Des ressources
- L’espoir fait-il vivre ? (1/4): Kierkegaard, au-delà du désespoir. Les chemins de la philo. Adèle Van Reth.
- La philosophie de l’espérance à l’épreuve de l’effectivité. Article de Gérard Bensussan (philosophe) dans Open Edition.
- Quand l'espoir se met en travers. Article de Aeon (point de vue psychanalytique).
- La société ouverte et ses ennemis (de Bergson à Karl Popper). Vidéo interview de la Revue Esprit.
Autre extrait suggéré par Karine : Derrick Jensen (Auteur du livre Endgame)
Lorsque vous renoncez à l’espoir, non seulement vous survivez, mais il y a mieux. Et c’est que d’une certaine manière, vous mourez. Et ce qu’il y a de merveilleux dans cette mort, c’est qu’une fois mort ils — ceux au pouvoir — ne peuvent plus vous toucher. Pas au travers de leurs promesses, de leurs menaces, ni même au travers de leur violence. Une fois mort de cette façon, vous pouvez toujours chanter, vous pouvez toujours danser, vous pouvez toujours faire l’amour, vous pouvez toujours vous battre comme un diable — vous pouvez toujours vivre parce que vous êtes toujours en vie, d’ailleurs plus que jamais auparavant — mais ceux au pouvoir n’ont plus prise sur vous. Vous réalisez ainsi que lorsque l’espoir meurt, cette partie de vous qu’il emporte n’était pas vous, mais était le vous dépendant de ceux qui vous exploitent, le vous qui croyait que ceux qui exploitent s’arrêteraient d’eux-mêmes d’une façon ou d’une autre, le vous qui dépendait et croyait en ces mythologies propagées par ceux qui vous exploitent afin de faciliter leur exploitation. Le vous socialement construit. Le vous civilisé. Le vous fabriqué, produit, estampillé, façonné, est mort. La victime est morte.
Et qui reste-t-il une fois ce vous mort ? Il reste vous. Le vous animal. Le vous nu. Le vous vulnérable (et invulnérable). Le vous mortel. Le vous survivant. Le vous qui pense non pas ce que cette culture vous a enseigné à penser, mais qui pense par lui-même. Le vous qui ressent non pas ce que cette culture vous a appris à ressentir, mais qui ressent par lui-même. Le vous qui n’est pas ce que cette culture vous a appris à être, le véritablement vous. Le vous qui peut dire oui, le vous qui peut dire non. Le vous qui fait partie de la Terre où vous vivez. Le vous qui va se battre (ou pas) pour défendre sa famille. Le vous qui combattra (ou pas) pour défendre ceux que vous aimez. Le vous qui va se battre (ou pas) pour défendre la Terre dont dépend votre vie et celles de ceux que vous aimez. Le vous dont la morale ne dépend pas de ce que cette culture — qui détruit la planète, qui vous détruit — enseigne, mais dépend de vos propres sentiments animaliers d’amour et de lien avec votre famille, vos amis, votre Terre. Pas de votre famille de civilisés auto-identifiés mais d’animaux ayant besoin d’une Terre pour vivre, d’animaux qui sont tués par les produits chimiques, d’animaux ayant été formés et déformés pour correspondre aux besoins de cette culture.
L’espoir peut être bon — et adaptable — pour les prisonniers, mais les hommes et les femmes libres n’en ont que faire.
Êtes-vous un prisonnier, ou êtes-vous libre ?

Règles de base du groupe
- La parole est donnée dans l'ordre des demandes, avec une priorité à ceux qui s'expriment le moins.
- Chacun peut prendre la parole, nul n’y est tenu.

Pour limiter les effets de dispersion dans le débat
- On s'efforce de relier son intervention à la question de départ, de mettre en lien ce que l'on dit avec ce qui a été dit.
- Pour favoriser une circulation de la parole, de sorte à co-construire le débat avec les autres participants, on reste concis.
- On s'attache davantage à expliquer la raison de sa pensée, plutôt qu’à défendre une opinion.
- On s'efforce de faire progresser le débat.
- Concrètement, on évite de multiplier les exemples, de citer de longues expériences, de se lancer dans de longues explications, mais on va au fait de son argumentation.
Avec ou sans préparation, chacun est le bienvenu.
Les cafés philo sont par définition, contre toute forme de discrimination et de sélection par la classe sociale, le niveau scolaire, etc.

René Guichardan, café philo d'Annemasse.
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Dernière édition: il y a 1 mois 1 semaine par René G..
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L'espoir est-il dangereux ? Présenté par Karine ce lundi 16.05.2022 chez Maître Kanter + compte rendu critique + intermède philosophique. il y a 1 mois 1 semaine #1462

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Compte rendu du sujet (de mémoire) : L'espoir est-il dangereux ?

Nous étions une douzaine de personnes. Quelques absents avaient prévenu qu'ils ne pouvaient se joindre à nous.

Il m’a semblé que le sujet s’enlisait parfois dans quelques généralités. B)
Un exemple : « sans espoir, il ne reste plus rien ». Cet énoncé exprime une généralité qui associe un fait à une conséquence : pas d’espoir, alors « rien ». Ce raisonnement se présente comme un "fait absolu", comme si la cause et sa conséquence étaient vraies, exactes, nécessaires (il ne peut en être autrement). A la suite de cet énoncé, répond un point de vue qui semble défendre une contre-thèse : « sans espoir, on s’en tient au présent et on fait avec ». Autrement dit, sans espoir, on compose avec le présent, mais l'argumentation ne nous en dit pas davantage sur la matière dont est composé ce présent. On sait seulement qu'on passe à l'action, mais il nous faut deviner la "raison". Par la suite, une dialectique probablement trop « théorique » (insuffisamment précise) s’échafaude : « Oui, mais dans le présent, tu dois élaborer un minimum de perspective pour agir". C'est certainement exact : être présent revient-il à espérer (à projeter) dans l’action du moment, l'espoir initial perdu ou un tout autre espoir ?

L'enchaînement dialectique se tient à peu près, on observe un repositionnement dans la manière dont est pensé le présent, même si l'on peine à savoir en quoi et comment il est repensé. L'enchaînement des répliques s'est fait trop rapidement.

En tant qu’animateur, j’aurais dû proposer des « incises », inviter à ralentir. J’aurais dû questionner ce que tel ou tel intervenant entendait par « le moment présent » : qu’est-ce qui est saisi dans ce moment présent ? Sur quelle autre réalité le moment présent ouvre-t-il ? Qu'entends-tu par moment présent ? Comment le fait de se concentrer sur le présent en change l'appréhension, la perception ?
Mais je n’ai su extirper plus de clarté des mots lancés dans le vif du débat.

Intermède :
Pour qu’il y ait philosophie, il me semble que la pensée doive opérer un mouvement réflexif double.
Définition : est réflexive une conscience qui se prend elle-même pour objet. Ce retour de la pensée sur elle-même est double car :
1er temps :
> il s’agit de rendre compte des raisons par lesquelles la pensée se construit (avec des présupposés nécessairement). L’intervenant peut rendre compte qu’il ne les ignore pas en explicitant sa pensée ou/et l’animateur peut, dans son rôle de modérateur, tenter de questioner ce qui est donné comme des évidences, comme des conclusions.
2ème temps :
> L’intervenant ou/et l’animateur peuvent situer les présupposés dans des jugements catégoriels (des classifications pédagogiques, des savoirs, des disciplines, des paradigmes, voire, des auteurs ou encore, des intuitions, des "prises de conscience"). En bref, rendre explicite la "grille de lecture" à partir de laquelle l'intervenant et/ou l'animateur élaborent leur point de vue.

Exemple à partir de l'énoncé : "Sans espoir, il n’y a rien".
> Mise en évidence d’un présupposé par la reformulation sous forme de question : L'espoir est entrevu comme une solution, aussi, sans capacité à pouvoir le projeter, ne reste-t-il plus rien ? Il s'agit de questionner le "rien", mais aussi ce qui fait office de "solution" (l'espoir, sa nature). Commençons par le terme : rien.
> Qu’est-ce que le « rien » ? Un jugement catégoriel de « rien » renvoie à la polysémie du mot (catégorie grammaticale - vide, néant, absence…). Mais, ici, le mot "rien" se rattache à une phénoménologie (une impression, un ressenti, un éprouvé, une perception = catégorie de la philosophie), ce qui est le cas dans notre débat : le rien n’est pas un simple constat grammatical, il est également un sentiment, et il renvoie à une expérience (catégorie de l'expérience, voire de la psychologie). Plus intimement, le "rien" est éventuellement un malaise, une menace, une angoisse (existentielle), que la pensée interprète comme étant un « rien ».
Reste à décrypter de quoi est faite la solution ou l'attente ? Espérer = attendre avec confiance (définition Robert), l'espoir est ainsi suspendu à une attente, laquelle est entrevue comme une "réponse". Peut-on examiner la réponse et dérouler certains de ses aspects catégoriels ? Nous le faisons ci-dessous dans le retour au débat.

Revenons au débat :
De fait, il semble que « l’espoir » se réfère à trois niveaux d'expérience, que nous catégorisons à partir des dires des participants :
> à une attente réaliste (empirique, avec les données du moment présent que l’on projète vers un avenir plus ou moins proche, plus ou moins "linéaire", plus ou moins réduit à un calcul utilitariste.)
> à un état d’esprit « positiviste » (il s’agit d’adopter l’état d’esprit selon lequel, finalement, tout ira toujours bien).
> à une espérance métaphysique (où il s’agit de renforcer sa « foi », de répéter ses mantras et de s’interdire tout questionnement ou examen du réel)

Cette attente (réaliste, positiviste ou métaphysique), en fin de compte, peut se révéler être:
> dangereuse (si l’investissement dans cette attente contrecarre toute autre forme d’action),
> inconsciente, mais « fermée » psychologiquement, si le « positivisme » est une fin en soi.
> une forme d’évasion, s’il s’agit de ne pas se confronter au réel (de maintenir un statut quo).

En somme, ce n’est pas l’objet de l’espoir qui serait « dangereux » mais une manière de surinvestir l'objet d'attente, de se mettre soi-même en attente (comme suspendu), et de s’interdire toute autre possibilité d’agir.

"Après moi le déluge" semblent se dire ceux que l'espoir et le désespoir laissent comme indifférents (détachés ?). Ces stratégies d'action sont généralement reconnues comme des formes d'économie psychique qui visent la préservation du sentiment de soi. Il s'agit de maintenir un équilibre psychique en ne changeant pas, ou le moins possible, ce qui semble fonctionner pour soi.

Wédad nous a rappelé à Hegel, qu’elle cite via un article de Gérard Bensussan (Open Edition ici)
« Pour Hegel, l’espoir est pris dans une aporie indéniable. Il voudrait « faire un avec l’effectif » et atteindre son « en soi ». Mais pour demeurer espoir il ne doit ni « s’accomplir » ni devenir présence (gegenwart) « Car entre l’espoir et son accomplissement, il y a la contingence absolue qui réside dans ce qui fonde l’espoir ».(Phénoménologie de l’Esprit)

Traduction : l’espoir est une contradiction insoluble (aporie), il ne renvoie à rien d'autre qu'à lui-même. Il est un « imaginaire » qui ne peut trouver son accomplissement, car les séries de hasards (contingences) qui organisent le réel le rendent, par définition, imprévisible (trop aléatoire), vide, inconséquent.

Commentaire : peut-être peut-on distinguer les philosophies que l'on développe pour "soi", et qui ne sont valables que pour soi-même ? Ce qui pose la question de savoir si l'on peut appeler "philosophie" une "astuce psychologique" qui ne fonctionne que pour soi ? Loin de nous de condamner cette approche, chacun a raison de trouver des solutions pour lui ou elle, mais peut-on "généraliser" une approche ou la faire comprendre, voire la transmettre si elle ne fonctionne que comme une astuce pour soi ? Si oui, par rapport à cette séance-là, sommes-nous plus proches du groupe de parole, où chacun partage sa "solution", que d'un exercice philosophique, où l'on se distancie de sa pensée ?

Autres questions qui se posent :
- Peut-on comprendre autrui si on ne comprend que "soi-même" ?
- Peut-on se mettre à distance de ses propres solutions pour exercer un regard critique sur sa propre pensée sans se référer à un auteur, une pratique, un tiers ?
- Comment s'assurer que l'on se comprend avec son/ses interlocuteurs, si l'on ne vérifie pas (si on ne reformule pas) la pensée d'autrui pour la mettre en dialogue avec la sienne ?
- L'exigence philosophique d'une pensée dans un échange demande, en plus du double retour réflexif mentionné plus haut, des efforts de reformulation de la pensée des uns et des autres pour saisir les points d'entente, comme ceux de mésententes, de sorte à mettre en évidence des dissonances, des différences, des contrastes.

> Certes, il s'agit là d'une analyse à partir d'un perçu. De fait, il ne prend pas en compte ce qui se passe dans le silence des "corps", dans la réflexion souteraine que chacun entame à la suite du débat.

René Guichardan, café philo d'Annemasse.
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Une amie me fait cette remarque :
Tu prônes une certaine spontanéité invitant l’intervenant à parler sans crainte d’être jugé au café philo et là, dans ce compte rendu, tu sembles plut exigeant et demande des formulations plus « élaborée", n'est-ce pas ?
> N'est-ce pas contradictoire ?
> Risque-t-on de bloquer les participants ?
> Où est la place à l'erreur, à l'apprentissage par la pratique de nos pensées incertaines, par l'exercice d'une pensée naïve ?
> Comment penser la liberté si nous sommes contraints par une exigence de "penser" ?


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