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SUJET: Sujet libre ce lundi 13.06.2022 à 19h00 chez Maitre Kanter. Annemasse + Compte rendu, Penser, est-ce dire "non" ? + Philosopher avec une appréhension discordante de la réalité.

Sujet libre ce lundi 13.06.2022 à 19h00 chez Maitre Kanter. Annemasse + Compte rendu, Penser, est-ce dire "non" ? + Philosopher avec une appréhension discordante de la réalité. il y a 3 mois 2 semaines #1490

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Le sujet sera choisi parmi les questions proposées par les participants

Par un vote ou un échange ouvert, on retient la question qui semble motiver l'attention des participants présents.
- On cherche à dégager les enjeux de la question : en quoi il y a problème (sur un plan existentiel, relationnel, social, politique) et on interroge les dimensions de vérité et d'éthique que nos propositions soulèvent.
- De fait, nous faisons philosophie par la capacité à questionner les raisons par lesquelles on pense. (Quelques éléments d'explications sur la philo dans les cafés philo, ici)
- Nous avons remarqué que lorsque des participants avaient sous le coude, une citation, un témoignage de ce qui les avait interpelé dans la semaine, ou une question à laquelle il pensait déjà, que cela facilitait parfois la prise de décision du sujet.
- Apprendre à réfléchir ensemble pour dégager un problème et formuler une question s'inscrit dans une démarche première en philosophie.
- La formule traditionnelle des cafés philo où un participant souhaite préparer une question avec quelques ressources est toujours ouverte, il suffit de l'inscrire dans l'agenda et de l'introduire en une poignée de minutes le jour venu.
Le compte rendu du sujet de la semaine passé :
- Résistons-nous à changer ? Cliquer ici.
Règles de base du groupe
- La parole est donnée dans l'ordre des demandes, avec une priorité à ceux qui s'expriment le moins.
- Chacun peut prendre la parole, nul n’y est tenu.

Pour limiter les effets de dispersion dans le débat
- On s'efforce de relier son intervention à la question de départ, de mettre en lien ce que l'on dit avec ce qui a été dit.
- Pour favoriser une circulation de la parole, de sorte à co-construire le débat avec les autres participants, on reste concis.
- On s'attache davantage à expliquer la raison de sa pensée, plutôt qu’à défendre une opinion.
- On s'efforce de faire progresser le débat.
- Concrètement, on évite de multiplier les exemples, de citer de longues expériences, de se lancer dans de longues explications, mais on va au fait de son argumentation.

Avec ou sans préparation, chacun est le bienvenu, les cafés philo sont par définition, contre toute forme de discrimination et de sélection par la classe sociale, le niveau scolaire, etc.

René Guichardan, café philo d'Annemasse.
> Lien vers les sujets du café philo d'Annemasse, ici.
> Lien vers notre forum anti-covid, anti complotisme ici.
- Lien vers notre forum sur le thème de la guerre Russo-Ukrainienne.
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Dernière édition: il y a 3 mois 1 semaine par René G..
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Sujet libre ce lundi 13.06.2022 à 19h00 chez Maitre Kanter. Annemasse il y a 3 mois 1 semaine #1492

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Compte rendu : Penser est-ce dire "non" ?

Quatre propositions de sujets pour ce lundi 13.06 :

1° Penser, est-ce dire « non » ?
2° Peut-on philosopher, dans un groupe, à partir d’appréhensions différentes de la réalité ?
3° L’inconscient échappe-t-il à la connaissance ?
4° Une écoute attentive d’autrui permet-elle de résoudre les conflits ?

Nous étions une douzaine de personnes. Nous avons voté le sujet 1, le n° 2 a fait l’objet d’une réflexion en petit groupe, dont je rapporte la synthèse dans le message suivant le fil de ce forum (en bas). Les sujets 3 et 4 feront l’objet d’une préparation. Lançons le sujet retenu : penser, est-ce dire non ?

Penser, est-ce prononcer le vocable « non » ?
En disant « non », est-ce que je pense ?
Il y a tant de manières de dire « non » (de s’opposer) qui s'apparentent à une activité réflexe, à une non-réflexion, que l'on ne peut réduire la citation d’Alain (que nous ne connaissons pas dans son contexte) à une interprétation littérale.

Néanmoins, l’opposition d’un « non » exprimée comme par réflexe, ne signifie pas que, ce qui se cache dans cette attitude de rejet, soit dénué de sens. Ainsi, un « non » exprimé par une attitude témoigne de quelque chose qui pense (délibérément ou en souterrain) ou qui donne à penser (fait réagir autrui, ou soi a posteriori).

Penser, est-ce dire « non » ?
Ça dépend des circonstances, n'est-ce pas ? Un contexte sur différents plans demande à être pris en compte :
- L’environnement extérieur : à qui, à quoi je dis « non » ? (L’association, l’institution, le politique, l’administration…)
- Mon rapport à moi (l’environnement intérieur) : à quoi je dis « non » en moi et pourquoi ? Comment je me l’explique, comment je me connais ?
- La relation intersubjective : pourquoi je lui dis « non » et comment je me l’explique ?
Mais, il y a aussi des raisons et des manières de "non"
- En raison de quelle cause, but et intérêt, je dis « non » ? Autrement dit, sur la base de quel accord, de quelle éthique, de quel contrat, je dis « non » ?
- Par ailleurs, est-ce que je dis "non" avec la tête, mais "oui", avec le corps ? Suis-je l'objet de contradictions ?

Dans un rapport à la société (au monde ambiant), dire « non »
Les contraintes du monde économique, sanitaire, social et climatique sont de nos jours tellement prégnantes et contradictoires, qu’il convient de dire « non ». En tous les cas, il est impossible de ne pas entendre de « non » dans un monde devenu « précaire », géré de manière strictement autoritaire, et dans le secret défense. Reste à bien s’expliquer les raisons de ce « non ».

Dans un rapport à la connaissance de soi et à l'intersubjectivité.
En soi et dans nos interactions, il y a des décalages à considérer entre :
- l’intuition (le sentiment d’une pensée) et la pensée qui se formule dans sa tête,
- la pensée formulée (dite) et ce que les mots signifient,
- mais aussi, ce que le langage du corps, des mimiques expriment et ce que l’on veut dire vraiment.

Ainsi, « penser » (l’action de penser) ne se réduit à pas à prononcer le vocable « non », cette aptitude témoigne de l’existence irréductible d’un être pensant. De fait, c’est une capacité à marquer une « distance » entre ce que la réflexion « pense » (produit), ce qu’elle perçoit (à l’intérieur comme l’extérieur) et ce qu’elle peut transmettre par des mots qui ont leur limite, tandis que le corps peut exprimer un autre langage.

Ainsi, les enjeux de la pensée tiennent autant à son contexte qu’à ses aptitudes, qui conditionnent sa production. Cette dernière est relative à des habiletés de discernement, d’analyse, de comparaison, de généralisation, de catégorisation, etc.

Se pose finalement la question de l’autonomie de la pensée, le fameux « penser par soi-même". A partir de quel moment la pensée, comme conscience de soi, nait-elle à elle-même ? A partir de quelle condition, la pensée résulte d’une « créativité », d’une capacité réflexive et non du réflexe d’opposition, de la répétition du même ou d’un rapport de conformité ?

Une référence pour terminer, John Dewey. Comment pensons-nous ? Il estime que toute pensée construit des croyances, mais certaines sont plus adéquates que d'autres à la réalité observée. Or, tout acte implique des pensées et inversement, les pensées conditionnent nos actes. De l’adéquation entre la pensée et l'objet sur lequel elle s'exerce ouvre la possibilité, en termes d'évolution darwinienne, au développement à une capacité critique, c'est-à-dire, à l'aptitude pour la pensée de s'observer elle-même, d'établir en elle se fonde, comment elle se produit et quelles sont ses limites. Selon Dewey, si l'être humain n'avait eu cette possibilité, il n'aurait pu se remettre en question, s'adapter et répondre de ses actes.


La pensée d'Alain, dans son contexte.
Dans le message ci-dessous, retrouver la synthèse de :
Peut-on philosopher, dans un groupe, à partir d’appréhensions différentes de la réalité ?
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Sujet libre ce lundi 13.06.2022 à 19h00 chez Maitre Kanter. Annemasse il y a 3 mois 1 semaine #1493

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Par rapport aux deux grands conflits d’aujourd’hui (covid et guerre russo-ukrainienne), deux camps (pro vax / anti vax et pro Russe / pro Ukraine) s’opposent, non pas sur des valeurs essentiellement (chacun souhaite trouver le meilleur traitement et que la guerre cesse au plus vite), mais sur les manières de parvenir aux meilleurs « résultats ». Ainsi, chaque camp est armé des meilleures intentions pour justifier sa raison. Mais l’examen des raisons montrent que les opposants ne s’entendent pas sur deux axes :
> celui des faits mis en avant (les causes) qui forment le « diagnostic » de la situation soit, l’interprétation des faits.
> Et sur la réponse à apporter, soit sur les effets/conséquences de l’action préconisée. Dans le cadre d’une discussion à visée philosophique, le problème peut se poser ainsi :

Réponse courte : non, car chacun parlera de sa réalité, en fonction de son appréhension des faits. Situation de monologues en partage.

Réponse nuancée : oui, car on peut, à partir d’axiomes ou de postulats sélectionnés, se référencer à toute la philosophie que l’on souhaite. Néanmoins, on ignore à quelle réalité notre interprétation sera vraisemblable et pertinente. En effet, elle risque d’être inopérante en cas de mise en œuvre d’une action, car le diagnostic (l’interprétation des faits) ne correspond pas au mal à soigner (covid ou guerre). On a alors affaire à une philosophie déconnectée de la réalité des faits.

Réponse pragmatique : Il convient de s’entendre sur les faits en question, c’est-à-dire, d’aborder une approche philosophique interprétative des faits.

Les faits interprétés selon la version officielle : Poutine est un envahisseur, il est nostalgique de l’ex. URSS. C’est un dictateur fou, il rêve à nouveau d’une Russie impérialiste.
Solution : Il faut aider l’Ukraine humanitairement et militairement en lui prodiguant un maximum d’armes pour qu’elle lui résiste.

Selon l’autre version (Hubert Védrine, Dominique de Villepin, John Mearsheimer, Gabriel Galice, Pierre Conesa, Roland Dumas, etc.) : Poutine n’est pas nécessairement un envahisseur, l’Otan a une politique d’extension qui représente une menace potentielle pour la Russie.
Solution : Il faut négocier au plus vite l’autonomie ou l’indépendance du Donbass, ce qui était prévue dans les accords de Minsk. Et s'engager à garantir (de nouvelles garanties au sein de l'ONU, une refonte de la prise de décision au niveau du conseil de sécurité ?) pour que les contractants ne soient pas tentés de transgresser le droit international.

Gardons le même exemple que celui de la guerre.
Supposons que le récit officiel soit reconnu comme plus pertinent que celui dit, négationniste (pro Russe ou complotiste), on ne voit pas comment la solution militaire mettrait fin à la guerre ni en quoi elle se présente comme une solution enviable (la meilleure) pour les populations ?
Autrement dit : quelle que soit l’analyse de départ, la réponse à envisager se traite à partir d’un ordre de références différentes, qui elles aussi, doivent être soumises à une enquête préalable, et qui peut s’inspirer de celle présentée ci-dessus sur les faits.

Dans le cas présent : Il n’a jamais été observé que :
Dans le cas présent : Il n’a jamais été observé que :
1° la distribution d’un maximum d’armes,
2° de ne pas prendre en compte l’histoire et l’historique de la situation,
3° de ne pas considérer les paroles même de l’agresseur,
4° de déformer ses propos,
5° et de chercher à le punir,
> il n’a jamais été observé qu’une telle stratégie pouvait résoudre un conflit.

Proposition en travail pour une méthode d’interprétation philosophique des faits d’actualité. Chacun est le bienvenu pour contribuer à la méthode, en tant que participant et/ou en tant que contributeur à la méthode.

Une référence que je trouve sympa :




Titre : Repères philosophiques.
Comment s'orienter dans la pensée
Chap. 11. En fait, en droit.
Auteur : Jean-Michel Muglioni.
Editions : Ellipses.

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