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18 janvier 2026 à 13h34 #8034
Bonjour,
Il existe une pratique philo, qui est toujours en travail, mais qui est très spécifiquement orientée vers la connaissance de soi.
Cette pratique se fait en groupe restreint (3 à 5/6 personnes) et cela peut aller jusqu’à 10/12 personnes selon la manière dont s’engage la pratique.
Deux grands cas de figure :
1° En petit groupe d’écoute et d’échange se rapportant à la connaissance de soi, mise en pratique (de 5 à 12 personnes)
2° En pratique de consultation, avec des observateurs-analystes (3 à 6/7 personnes)Dans les deux cas, il importe d’être engagée sur le plan « éthique », de savoir engager sa parole, et de reconnaître l’autonomie d’être et de penser de chacun. Ce qui exclut tout rapport de pouvoir et d’autorité sur l’autre.
Le constat : la définition de soi (du soi) est souvent problématique, incertaine, instable.
Le but : se donner la possibilité d’explorer ce que nous sommes.
Ce qui est encouragé : un travail personnel de réflexion sur soi, éventuellement écrit (brouillonné), et partagé si on le sent. Débusquer les présupposés par lesquels on se fait. Privilégier l’écoute active, le questionnement, la recherche, l’ouverture.
Ce qui est recherché : se donner la possibilité de rapporter à soi (et possiblement à autrui) ce que l’on croit être, ce que l’on sent que l’on est, et ce que par quoi on croit que l’on devient ce que l’on est.
Finalité : s’émanciper, s’assumer en conscience et en liberté dans notre rapport à soi et à autrui. Viser une lucidité sans nier la sensibilité, faire exercice d’authenticité.Ce qui n’est pas recherché : forcer la sensibilité d’autrui, sa pensée et/ou lui imposer une vision spécifique. Ne pas lui reconnaître le chemin spécifique de son autonomie, la liberté singulière d’accéder à lui-même.
Nous ouvrons un espace-temps à cette pratique.
Les informations passeront par le groupe Signal (cliquer ici) pour celles/ceux qui souhaitent nous rejoindre.
La réservation à ses séances est obligatoire, et le nombre de participants ne peut excéder 12. Merci de m’envoyer un message privé via le groupe Signal ou WhatsApp. (Liens ci-dessous)Comme tout groupe de parole, il y a des impératifs (qu’on pourrait dire « catégoriques ») :
– respecter la sensibilité et la parole d’autrui.
– ne pas rapporter à l’extérieur du groupe ce qui s’y est dit.
– savoir suspendre son jugement.
– considérer autrui comme autonome (en puissance et potentiellement en acte) dans son être et sa pensée.Chaque séance comprend un temps d’échange, puis un temps de retour-critique sur la manière dont elle s’est déroulée.
Par rapport à la philosopohie, nous pouvons l’entendre telle qu’elle se présente dans le schéma ci-dessous.

Quand et où ?
Généralement, le second dimanche du mois, vers 18h30, au café Chimère (sinon le lieu sera communiqué ultérieurement).Au cas où : en fin de café philo le mardi, après 20h30, un moment questions-réponses pour s’informer sera réservé à cette activité.
A bientôt si vous souhaitez nous rejoindre.
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René Guichardan, café philo de Grenoble.
– Des cafés philo à Grenoble. Cliquer ici pour accéder aux forums (et aux comptes rendus).
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> NOUVEAU : Le groupe Signal pour une philosophie pratique de la connaissance de soi. Cliquer ici.
> Lien vers les sujets du café philo d’Annemasse d’avant, (avec comptes-rendus) ici.
> Agenda Google où sont postés nos activités cafés philo (vous pouvez vous abonner à cet agenda.)10 mars 2026 à 21h19 #8114Compte rendu de la séance 1
Thématiques abordées : justice, sentiment de justice.
Soutenir une question et/ou accompagner vers un dire.Nous étions trois participants pour ce premier échange. Ce format en petit comité a permis une intimité et une sincérité qui auraient été certainement moins évidente dans un groupe plus élargi.
Nous nous sommes prêtés librement à un exercice de consultation entre nous… Je resterai discret sur le contenu des échanges en eux-mêmes, car nous nous sommes naturellement accordé une confiance réciproque, ce qui nous a autorisé à aller assez loin dans l’échange. Toutefois, voici quelques éléments qui ont retenu mon attention.
Nous ne sommes pas partis d’une question du « consultant ».
L’un d’entre nous a invité un participant à une « consultation ». Ce dernier (donc, le consultant) est parti d’une situation qu’il éprouvait, mais sans poser de question.
Dans ce cas-là, quel est le rôle du « philosophe consulté » (celui/celle qui conduit l’entretien) ?> Normalement, il s’agit d’aider à la recherche d’une question » et/ou de partir des termes/notions/concepts du consultant, s’il ne pose pas de question, de sorte à lui faire préciser ce qu’il entend.
Mais, le consultant ne semblait se poser aucune question par rapport à ce dont il témoignait (car les choses lui semblaient claires à ses propres yeux), bien qu’elles fussent « difficiles » (disons : raisonnablement pénibles) » à vivre.
Pourtant la consultation n’est pas un groupe de parole où l’on vient témoigner de sa vie. Il s’agit bien de soutenir une question ou de la rechercher… Mais peut-être, lorsqu’il s’agit seulement d’un témoignage (qu’il soit désagréable ou pas à soutenir), l’accompagnement philosophique peut consister à soutenir une parole qui se cherche. Ce premier pas précède peut-être la question qui va se poser (?). La mise en mots peut être considérée comme un travail actif du consultant (une volonté mise en acte qui précède des ouvertures à soi, à l’autre).
De la justice au sentiment de justice.
En ligne de fond, il y avait un problème de « justice », une justice relationnelle où le lien de « solidarité » ou de fraternité n’était pas « respecté ».Or, la justice fait toujours référence à des normes et, ici, il s’agissait d’un sentiment. Le fait est, dans une relation, que chaque protagoniste est mû par des sentiments propres, chacun a les siens, y compris dans une fratrie. Mais dans la consultation (ou l’entretien) l’autre est « absent », nous n’avons accès qu’à la version d’un seul (aussi sincère et honnête que semble son témoignage). Dès lors, il est impossible de « juger » des mobiles de l’autre » (d’ériger son jugement à l’échelle d’un commun, d’une généralité ou encore d’un universel). Seul le sentiment éprouvé de sa propre justice nous est accessible. Or, lorsqu’il s’agit d’un sentiment, on quitte le domaine de la norme « publique » (judiciaire, coutumière, clanique ou familiale) pour éventuellement entrer dans celle plus spécifique d’une esthétique singulière (ce qui s’éprouve). Ce qui s’éprouve peut alors prendre plusieurs formes :

L’échange s’est par la suite orienté non pas vers la recherche d’une question, mais vers la précision de ce qui se passait dans une situation relationnelle. Ici, deux choses étaient à distinguer : ce qui est rapporté (objectivé) de la relation et ce qui est rapporté du vécu (subjectivé) de la relation.

Il ne s’agit pas de savoir ce qui est juste en soi, mais d’entendre la raison de ce qui se vit.
Or, dans ce cas, la raison se traduit par un éprouvé. Il s’agit d’entendre la raison d’un « éprouvé », et en quoi il (l’éprouvé ou la raison qu’on lui trouve) fait problème.
Le problème peut se traduire de plusieurs manières :
Pour conclure
Le soutien, fondamentalement et tel que je le conçois en consultation philosophique, se traduit par un accompagnement aux questions que se pose le « consultant ». Mais il peut s’agir également de soutenir un dire, la mise en mots d’une expérience, d’un vécu.
Je pars également du principe que l’accompagnement vise l’autonomie et/ou l’émancipation du consultant. C’est une hypothèse de travail, je ne présuppose pas que cette autonome soit une réalité actée. Non, il y a des vulnérabilités structurelles et/ou inconnues de soi (du consultant comme du consulté).
Je pars d’un autre principe, cette recherche dans l’accompagnement se construit à la fois intérieurement (le long d’un dialogue avec soi) et dans un rapport à l’expérience de sa propre humanité, ce que l’on peut soutenir de soi. Il n’est pas inconcevable, de mon point de vue, que le sentiment de sa propre « humanité » soit « insoutenable », autrement dit, qu’on ne veuille ou qu’on ne puisse le faire advenir à sa conscience en raison, notamment, des expériences que l’on a vécues.
Je ne rejette pas non plus l’idée que l’on ignore par avance les chemins de ce qu’il est possible de faire advenir.
D’un point de vue philosophique, humain et épistémologique, certaines questions restent ouvertes et, de fait, les formes d’accompagnement à la connaissance de soi, également.

Fin du compte rendu.
Merci pour votre attention.
Soyez libre de rédiger une réaction, votre point de vue, et si vous avez participé à cette séance, ce que vous en avez retenu.
24 mars 2026 à 10h35 #8122D’autres questions me sont venus suite à cette rencontre.
Ces questions portent sur les registres de l’intime et du public (ce que l’on présente au public) et du souterrain : ce que l’on garde pour soi et/ou/ mais que l’on peut confier à un proche, à un thérapeute, à des intimes.
Jusqu’où sommes-nous transparents à nous-mêmes ? Jusqu’où peut-on s’autoriser à l’être ?


René Guichardan, café philo de Grenoble.
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> Agenda Google où sont postés nos activités cafés philo (vous pouvez vous abonner à cet agenda.)7 avril 2026 à 11h52 #8130Bonjour,
Pour ce second café philo orienté vers la connaissance de soi. Nous pouvons partir directement d’une question qu’un participant se pose.
A défaut de question, partons directement des deux questions qui terminaient le dernier compte rendu.

A la différence du café philo « classique », on tente durant l’échange, de rendre compte de manière spécifique aux présupposés qui conditionnent nos réponses.
Le dialogue peut prendre, ponctuellement, la forme d’une consultation où il s’agit de soutenir le questionnement d’un-e participant-e en vue de remonter à : des croyances, des principes, des convictions, une éthique, etc… En bref, à examiner des conditions de possibilité de ce qui fonde notre pensée du moment et/ou à la valeur d’une éthique qui la soutiendrait.Finalité : oser penser par soi-même (Kant), s’émanciper, s’assumer en conscience et en liberté dans notre rapport à soi et à autrui. Viser une lucidité sans nier la sensibilité, faire apprentissage d’authenticité.
Ce qui n’est pas recherché : forcer la sensibilité d’autrui, sa pensée et/ou lui imposer une vision spécifique. Ne pas lui reconnaître le chemin spécifique de son autonomie, la liberté singulière d’accéder à lui-même.
Les informations de ce groupe passe par le groupe Signal (cliquer ici) pour celles/ceux qui souhaitent nous rejoindre.
La réservation à ses séances est appréciée, le nombre de participants est limité.
Merci de m’envoyer un message privé via le groupe Signal ou WhatsApp.Comme tout groupe de parole, il y a des impératifs (qu’on pourrait dire « catégoriques ») :
– respecter la sensibilité et la parole d’autrui.
– ne pas rapporter à l’extérieur du groupe ce qui s’y est dit.
– savoir suspendre son jugement.
– considérer autrui comme autonome (en puissance et potentiellement en acte) dans son être et sa pensée.Chaque séance comprend un temps d’échange, puis un temps de retour-critique sur la manière dont elle s’est déroulée.
Par rapport à la philosopohie, nous pouvons l’entendre telle qu’elle se présente dans le schéma ci-dessous.
Quand et où ?
Généralement, le second dimanche du mois, vers 18h30 au café Chimère, 12, rue Voltaire. Grenoble.Au cas où : en fin de café philo le mardi, après 20h30, un moment questions-réponses peut être réservé à cette activité.
A bientôt si vous souhaitez nous rejoindre.
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René Guichardan, café philo d’Annemasse.
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> Agenda Google où sont postés nos activités cafés philo (vous pouvez vous abonner à cet agenda.)24 avril 2026 à 11h32 #8149Bonjour,
Pour ce second compte rendu, nous nous sommes retrouvés à deux. Voici un bref compte rendu sur certains aspects de notre échange :
Questions de départ du consultant :
– Pourquoi est-ce que j’ai du mal à trouver ma place ? (position active où l’on cherche sa place)
– Pourquoi ai-je l’impression de ne pas être à ma place ? (constat, voire positionnement passif du sentiment de ne pas être à sa place).
> Le positionnement actif peut signifier le malaise ou une volonté d’agir, le positionnement passif peut signifier une résignation. Il est possible que le consultant alterne entre les deux positionnements.Comment se structure une telle question (un premier niveau d’analyse structurelle) :
– Est-ce soi ou la perception de soi (les jugements que je porte sur moi), les jugements que je porte sur les autres ou est-ce le passé qui perturbe l’ensemble, mon rapport à moi et mon rapport à autrui ?Autre niveau de questions :
– Je ne sais interagir avec autrui, car je le « perçois » mal (je ne me sens pas en relation à lui) ?
Ou encore, je ne parviens pas à me faire comprendre d’autrui.Autre question : je suis animé d’une volonté (d’une exigence ?) de qualité relationnelle telle que je n’en vois pas l’écho chez l’autre.
Trois niveaux sur lesquels se porte la question :

En fait, l’interaction entre ces trois pôles est plus ou moins forte selon le travail déjà réalisé par la personne avec elle-même.
Il se trouve que nous nous connaissons avec le consultant, et que ce dernier assume une réflexion forte et autonome avec lui-même et avec son passé.
Dans ce cas-là, comment se présente une consultation dite « philosophique » et dans un but de connaissance de soi ?La question peut laisser affleurer des « enjeux » qui engagent et/ou dépassent les personnes (le consulté comme le consultant). Pour le dire autrement : l’espace est ouvert, non spécifiquement déterminant. Dès lors, le niveau des enjeux se déplace. Il relève de l’intime et/ou de la confiance permise et/ou encore du rapport à la lucidité possible (par le consultant comme par le consulté).
=> la condition d’égalité du consultant et du consulté a ceci de spécifique, qu’elle brise l’asymétrie formelle que l’on retrouve dans les configurations classiques (thérapeutique, coaching, consultation opposant un sachant et ignorant). Les deux personnes, le consultant, comme le consulté se rapportent à leur propre conscience, et à la possibilité de s’extraire d’eux-mêmes, d’aller plus loin que là où ils sont.
Lorsque deux personnes sont conscientes de leurs schèmes profonds, il s’agit d’entrer en discussion avec la possibilité de mettre en mouvement les schèmes du profond. Dans ce cas, deux grands mouvements peuvent se définir, voire alterner.

La ou les questions philosophiques interviennent à ce niveau. Avant, nous sommes dans des questions qui touchent à la psychologie sociale.
De quelle manière m’est-il possible d’accepter d’être troublé par ce que je porte en moi ?
Quel « enseignement » puis-je en tirer de ce que je vis ?Dans la suite de l’échange, un triptyque intéressant a été développé, je le résume très brièvement : conflit de loyauté et trahisons dans la famille, transfuge de classe et logique sacrificielle.

Dans une famille qui ne résout pas ses conflits, et derrière les colères (derrière les tristesses et, parfois, les ressentiments) s’amorce (très souvent) une pensée « sacrificielle ».
Le sacrifice peut être compris comme un renoncement, un calvaire, voire un suicide (effectif ou symbolique)… mais il peut être « grandi » également, selon qu’il ouvre vers de l’universel (symbolique, religieux, politique…)
Toute la question étant de savoir comme le sujet éprouve et conscientise son « expérience » (le sentiment de ce qu’il vit).Fin du compte rendu.
Je suis allé assez rapidement pour ce compte rendu. Il y a une étape intermédiaire que j’ai omise : celle de la charge émotionnelle que le consultant porte en lui. Que doit-il en faire ? Que peut-il en faire ?
La qualité « sacrificielle » (les prises de conscience et les transformations intérieures qu’elle peut entrainer) est possiblement relative à ce qui se travaille dans le partage avec autrui et avec les émotions éprouvées.Comme d’habitude, je n’ai pas de réponse toute faite à cette question (ni à aucune d’ailleurs). Peut-être que ce rapport aux émotions sourdes et profondes sera-t-il abordé une autre fois.
Merci pour votre attention.
René Guichardan, café philo de Grenoble.
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