Cafephilos Forums Les cafés philo Problématiques de notre temps : écologie, guerre, zoonose, démographie et philosophie Jancovici, l’indispensable pour comprendre le climat à partir du Co2 + Jean-Baptiste Fressoz, historien du climat, CNRS, invité d’Elucid.

4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
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  • #6330
    René
    Maître des clés

      Quelques notes :
      – En 1912, un article prévient, on sait que le Co2 s’accumule dans l’atmosphère.
      – Gaz à effet de serre, définition : qui a la capacité à absorber l’infrarouge terrestre.
      >> Ce qui augmente le réchauffement climatique.
      > Les oxydes sont des molècules très stables, le Co2 est “éternel”, tant qu’il reste dans l’atmosphère, et qu’il n’entre pas en relation avec la terre, l’océan. D’où l’inertie apparente du climat : une action engagée aujourd’hui, aura des effets d’ici une vingtaine d’année, période durant laquelle, le réchauffement climatique se poursuit.

      > Aucune innovation n’a jamais réduit les émissions de gaz à effet de serre.

      > Les Cop et autres sommets sont sans effet, les gouvernements refusent de se contraindre eux-mêmes, librement. Principe Onusien de la prise de décision.

      > Scenarii d’élévation de la température.

      > Répartition des émissions de Co2 par secteur.

      > De plus en plus de régions deviendront inhabitables à cause de la chaleur + à cause des terres inondées
      > Effondrement de la biodiversité à partir des 2°
      > Insécurité alimentaire (à cause des ouragans, convection des températures au sol qui augmentent mais pas celles de la haute atmosphère)

      Pour tenir l’accord de Paris (Cop 21) :
      > Ne pas émettre plus de 2700 milliards de tonnes de Co2 d’ici 2100.
      > Ce qui revient à dire qu’un enfant aujourd’hui ne peut pas émettre plus de 10% de Co2 que ce que ses grands-parents ont émis durant leur vie.
      > Il doit donc consommer 10 fois moins que ces grands-parents.
      > Autrement dit, les émissions de Co2 doivent être divisée par 3 en 2050 = 5% de baisse tous les ans (= une année Covid)

      Soit, on s’occupe du problème, soit il s’occupe de nous.
      Ps : les questions du public sont intéressantes, à partir de la mn 53.
      > Fin de ma prise de notes.

      A la suite de la Covid, les gouvernements du monde se radicalisent dans les rapports de compétitions et chacun aspire à consommer autant d’énergie que possible, plutôt que de penser le changement de nos modes de vie.
      Quelle possibilité avons-nous, comme citoyen, d’inverser cette tendance sans avenir, et à ne pas nous laisser enfermer dans la volonté et les combats de ces politiques “politiciennes” d’arrière-garde ?

      Nos rencontres philo du lundi prennent en considération le monde tel qu’il se vit aujourd’hui. Nos débats visent à partager les questions que nous nous posons, de sorte que chacun puisse contribuer et bénéficier de l’intelligence collective du groupe.
      ————————-
      René Guichardan, café philo d’Annemasse.
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      #6333
      René
      Maître des clés
        Jancovici répond aux questions d’Aude Lancelin (Quartier Libre)

        La vidéo est accessible ici. Durée 1h13.

        Dans cette interview, Jancovici se prête à un autre exercice que celui de la conférence.
        Ses réponses sont intéressantes, elles sont à la fois claires et nuancées.
        Par exemple : entre taxer les émetteurs de Co2, préférer l’incitation fiscale, imposer une économie de guerre… à quel moment se justificent les “meilleurs choix” ?

        Deux citations :
        – La première chose qu’un président attend de son ministre, ce n’est pas la compétence, mais qu’il soit loyal avec lui. Mn 37
        – La commission des “Etudes des impacts sur l’environnement ” des grands projets observe : nous ne notons aucune amélioration depuis 10 ans, et malgré les engagements de Macron à toujours faire mieux. Mn 40.

        Vers la mn 50 débutent les controverses :
        – Une partie des verts est contre Janco, à cause de sa “défense” de l’énergie nucléaire, on lui attribue un modèle économique “libéral”
        – Une partie des économistes est contre Janco, à cause de son orientation “décroissante”. Durée 1h30.

        Par acquit de conscience, ici, le lien vers Reporterre (évoqué avec Aude Lancelin) sur un débat sur le nucléaire.

        Avec deux politiques : Arnaud Montebourg (pour le nucléaire) et Éric Piolle (contre le nucléaire), premier maire écologiste de Grenoble.
        J’ignore vraiment pourquoi, mais je trouve toujours qu’on perd du temps à écouter des politiques, surtout s’ils parlent technique, sans être entourés de spécialistes, et sans situer la question de l’énergie dans un tout “social” et par rapport à un modèle de société qui doit radicalement changer de paradigme.

        #6334
        René
        Maître des clés
          Jean-Baptiste Fressoz invité du média, Elucid

          Accéder à l’entretien ici. Durée 1h32.

          Un commentaire :
          Une interview bien menée, des réponses carrées, claires, nettes et précises.
          Pouquoi n’y a-t-il pas de transition énergétique, et qu’il n’y en a jamais eu ?
          Car toute innovation, progrès et production (par exemple de nouvelles lignes de chemin de fer et des trains light) implique nécessairement de brûler plus de bois et de charbon.
          > Sur le plan économique, toute industrie, et les plus polluantes en particulier, feront tout pour obtenir de l’énergie fossile (gaz, pétrole, charbon) la moins chère possible, avant de passer à une énergie plus écologique, et néanmoins qui restera émettrice de Co2.
          > Donc, il n’y a jamais eu de transition, et il n’y en aura jamais. Il s’agit juste de tromper le public sur l’idée d’une transition, ce qui permet de poursuivre le mauvais rêve promis par une société consummériste.

          ————————-
          René Guichardan, café philo d’Annemasse.
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          #6423
          René
          Maître des clés

            Le site Reporterre épingle Jancovici

            Mon commentaire sur la critique
            L’essentiel de la critique de Reporterre, chez qui je suis abonné : “Sur le fond, l’ouvrage et la pensée de Jean-Marc Jancovici et de Christophe Blain ignorent un enjeu fondamental : les rapports sociaux déterminent largement le gaspillage insensé de la période actuelle. Ce n’est pas un « nous » indifférencié qui détruit la planète, mais un système social marqué par des inégalités énormes et croissantes. L’ouvrage est en fait profondément idéologique, et dépolitise la question vitale de ce siècle, nous rendant impuissants.”

            Ma réponse :
            Les enjeux sociaux doivent relever du politique, mais et surtout, d’une nouvelle manière de concevoir la démocratie, de sorte qu’elle ne bascule pas vers un totalitarisme. Donc, la solution est certes politique, mais les mesures et le diagnostic énergétiques, eux, doivent rester techniques, c’est-à-dire, apolitiques.

            Pour un problème d’ampleur systémique, il n’y pas de solution toute faite et il faut compter sur la résilience des territoires (voir Laurent Mermet et son noeud gordien, ici)

            Ce qui veut dire que, selon les territoires, il s’agit de faire la part :
            > des énergies possibles/disponibles et à réinventer/réagencer
            >> le faire en fonction des dynamiques de coopération (de contrats) entre les différents acteurs/protagonistes de la société (entreprise, commerçant, artisan, élu, artisan, citoyen, etc)
            > et en raison des services communs et des intérêts généraux qu’une société veut préserver (l’éducation, la justice, la santé, l’environnement, la biodivsersité, l’ordre public, etc.)

            Ce qui peut se traduire ainsi sur un plan rationnel, s’il y a usage du nucléaire, pour qui, pour combien de temps, pour quel usage ?
            S’il y a usage des énergies alternatives, même question (qui, quoi, combien de temps, quel usage ?)
            Et pour quelle durabilité pour l’ensemble d’une société qui souhaite régresser le moins possible dans la qualité de ses services (éducation, santé, justice, biodiversité, environnement, confort de vie et du vivre ensemble) ?

            Il me semble que c’est ainsi que le problème se pose.

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            René Guichardan, café philo d’Annemasse.
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