Cafephilos › Forums › Les cafés philo › NOUVEAU, PRATIQUE PHILO A VISEE DE CONNAISSANCE DE SOI. GRENOBLE
- Ce sujet contient 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par René, le il y a 1 jour et 12 heures.
-
AuteurMessages
-
10 mai 2026 à 8h22 #8164
Bonjour,
Il existe une pratique philo, qui est toujours en travail, mais qui est très spécifiquement orientée vers la connaissance de soi.
Cette pratique se fait en groupe restreint (3 à 5/6 personnes) et cela peut aller jusqu’à 10/12 personnes selon la manière dont s’engage la pratique.
Deux grands cas de figure :
1° En petit groupe d’écoute et d’échange se rapportant à la connaissance de soi, mise en pratique (de 5 à 12 personnes)
2° En pratique de consultation, avec des observateurs-analystes (3 à 6/7 personnes)Dans les deux cas, il importe d’être engagée sur le plan « éthique », de savoir engager sa parole, et de reconnaître l’autonomie d’être et de penser de chacun. Ce qui exclut tout rapport de pouvoir et d’autorité sur l’autre.
Le constat : la définition de soi (du soi) est souvent problématique, incertaine, instable.
Le but : se donner la possibilité d’explorer ce que nous sommes.
Ce qui est encouragé : un travail personnel de réflexion sur soi, éventuellement écrit (brouillonné), et partagé si on le sent. Débusquer les présupposés par lesquels on se fait. Privilégier l’écoute active, le questionnement, la recherche, l’ouverture.
Ce qui est recherché : se donner la possibilité de rapporter à soi (et possiblement à autrui) ce que l’on croit être, ce que l’on sent que l’on est, et ce que par quoi on croit que l’on devient ce que l’on est.
Finalité : s’émanciper, s’assumer en conscience et en liberté dans notre rapport à soi et à autrui. Viser une lucidité sans nier la sensibilité, faire exercice d’authenticité.Ce qui n’est pas recherché : forcer la sensibilité d’autrui, sa pensée et/ou lui imposer une vision spécifique. Ne pas lui reconnaître le chemin spécifique de son autonomie, la liberté singulière d’accéder à lui-même.
Nous ouvrons un espace-temps à cette pratique.
Les informations passeront par le groupe Signal (cliquer ici) pour celles/ceux qui souhaitent nous rejoindre.
La réservation à ses séances est obligatoire, et le nombre de participants ne peut excéder 12. Merci de m’envoyer un message privé via le groupe Signal ou WhatsApp. (Liens ci-dessous)Comme tout groupe de parole, il y a des impératifs (qu’on pourrait dire « catégoriques ») :
– respecter la sensibilité et la parole d’autrui.
– ne pas rapporter à l’extérieur du groupe ce qui s’y est dit.
– savoir suspendre son jugement.
– considérer autrui comme autonome (en puissance et potentiellement en acte) dans son être et sa pensée.Chaque séance comprend un temps d’échange, puis un temps de retour-critique sur la manière dont elle s’est déroulée.
Par rapport à la philosopohie, nous pouvons l’entendre telle qu’elle se présente dans le schéma ci-dessous.

Quand et où ?
Généralement, le second dimanche du mois, vers 18h30, au café Chimère (sinon le lieu sera communiqué ultérieurement).Au cas où : en fin de café philo le mardi, après 20h30, un moment questions-réponses pour s’informer sera réservé à cette activité.
A bientôt si vous souhaitez nous rejoindre.
————————————-
René Guichardan, café philo d’Annemasse.
– Des cafés philo à Grenoble. Cliquer ici pour accéder aux forums (et aux comptes rendus).
– Le groupe WhatsApp des cafés philo sur Grenoble. S’enregistrer ici pour être informé des sujets (bientôt, nous passerons vers l’application Signal).
> NOUVEAU : Le groupe Signal pour une philosophie pratique de la connaissance de soi. Cliquer ici.
> Lien vers les sujets du café philo d’Annemasse d’avant, (avec comptes-rendus) ici.
> Agenda Google où sont postés nos activités cafés philo (vous pouvez vous abonner à cet agenda.)10 mai 2026 à 8h24 #8165Compte rendu de la séance 1
Thématiques abordées : justice, sentiment de justice.
Soutenir une question et/ou accompagner vers un dire.Nous étions trois participants pour ce premier échange. Ce format en petit comité a permis une intimité et une sincérité qui auraient été certainement moins évidente dans un groupe plus élargi.
Nous nous sommes prêtés librement à un exercice de consultation entre nous… Je resterai discret sur le contenu des échanges en eux-mêmes, car nous nous sommes naturellement accordé une confiance réciproque, ce qui nous a autorisé à aller assez loin dans l’échange. Toutefois, voici quelques éléments qui ont retenu mon attention.
Nous ne sommes pas partis d’une question du « consultant ».
L’un d’entre nous a invité un participant à une « consultation ». Ce dernier (donc, le consultant) est parti d’une situation qu’il éprouvait, mais sans poser de question.
Dans ce cas-là, quel est le rôle du « philosophe consulté » (celui/celle qui conduit l’entretien) ?> Normalement, il s’agit d’aider à la recherche d’une question » et/ou de partir des termes/notions/concepts du consultant, s’il ne pose pas de question, de sorte à lui faire préciser ce qu’il entend.
Mais, le consultant ne semblait se poser aucune question par rapport à ce dont il témoignait (car les choses lui semblaient claires à ses propres yeux), bien qu’elles fussent « difficiles » (disons : raisonnablement pénibles) » à vivre.
Pourtant la consultation n’est pas un groupe de parole où l’on vient témoigner de sa vie. Il s’agit bien de soutenir une question ou de la rechercher… Mais peut-être, lorsqu’il s’agit seulement d’un témoignage (qu’il soit désagréable ou pas à soutenir), l’accompagnement philosophique peut consister à soutenir une parole qui se cherche. Ce premier pas précède peut-être la question qui va se poser (?). La mise en mots peut être considérée comme un travail actif du consultant (une volonté mise en acte qui précède des ouvertures à soi, à l’autre).
De la justice au sentiment de justice.
En ligne de fond, il y avait un problème de « justice », une justice relationnelle où le lien de « solidarité » ou de fraternité n’était pas « respecté ».Or, la justice fait toujours référence à des normes et, ici, il s’agissait d’un sentiment. Le fait est, dans une relation, que chaque protagoniste est mû par des sentiments propres, chacun a les siens, y compris dans une fratrie. Mais dans la consultation (ou l’entretien) l’autre est « absent », nous n’avons accès qu’à la version d’un seul (aussi sincère et honnête que semble son témoignage). Dès lors, il est impossible de « juger » des mobiles de l’autre » (d’ériger son jugement à l’échelle d’un commun, d’une généralité ou encore d’un universel). Seul le sentiment éprouvé de sa propre justice nous est accessible. Or, lorsqu’il s’agit d’un sentiment, on quitte le domaine de la norme « publique » (judiciaire, coutumière, clanique ou familiale) pour éventuellement entrer dans celle plus spécifique d’une esthétique singulière (ce qui s’éprouve). Ce qui s’éprouve peut alors prendre plusieurs formes :

L’échange s’est par la suite orienté non pas vers la recherche d’une question, mais vers la précision de ce qui se passait dans une situation relationnelle. Ici, deux choses étaient à distinguer : ce qui est rapporté (objectivé) de la relation et ce qui est rapporté du vécu (subjectivé) de la relation.

Il ne s’agit pas de savoir ce qui est juste en soi, mais d’entendre la raison de ce qui se vit.
Or, dans ce cas, la raison se traduit par un éprouvé. Il s’agit d’entendre la raison d’un « éprouvé », et en quoi il (l’éprouvé ou la raison qu’on lui trouve) fait problème.
Le problème peut se traduire de plusieurs manières :
Pour conclure
Le soutien, fondamentalement et tel que je le conçois en consultation philosophique, se traduit par un accompagnement aux questions que se pose le « consultant ». Mais il peut s’agir également de soutenir un dire, la mise en mots d’une expérience, d’un vécu.
Je pars également du principe que l’accompagnement vise l’autonomie et/ou l’émancipation du consultant. C’est une hypothèse de travail, je ne présuppose pas que cette autonome soit une réalité actée. Non, il y a des vulnérabilités structurelles et/ou inconnues de soi (du consultant comme du consulté).
Je pars d’un autre principe, cette recherche dans l’accompagnement se construit à la fois intérieurement (le long d’un dialogue avec soi) et dans un rapport à l’expérience de sa propre humanité, ce que l’on peut soutenir de soi. Il n’est pas inconcevable, de mon point de vue, que le sentiment de sa propre « humanité » soit « insoutenable », autrement dit, qu’on ne veuille ou qu’on ne puisse le faire advenir à sa conscience en raison, notamment, des expériences que l’on a vécues.
Je ne rejette pas non plus l’idée que l’on ignore par avance les chemins de ce qu’il est possible de faire advenir.
D’un point de vue philosophique, humain et épistémologique, certaines questions restent ouvertes et, de fait, les formes d’accompagnement à la connaissance de soi, également.

Fin du compte rendu.
Merci pour votre attention.
Soyez libre de rédiger une réaction, votre point de vue, et si vous avez participé à cette séance, ce que vous en avez retenu.
-
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
