Cafephilos Forums Les cafés philo Des cafés philo sur Grenoble Sujet avec compte rendu : Qu’est-ce que le moi ? Introduit par Clarisse, à partir d’une pensée de Pascal. Mardi 24/02/2026 au café Chimère, 12 rue Voltaire. Grenoble.

4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
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  • #8061
    René
    Maître des clés

      Nous nous réjouissons de notre amitié avec l’UTEM (Université de Terrain Edgar Morin). Merci également au café citoyen la Chimère, 12 rue Voltaire, Grenoble d’accueillir notre pratique des cafés philo  (Lien vers le café la Chimère citoyenne, ici)

      Durée des débats (1h30 environ > jusqu’à > 20h30 maximum)
      Discussion informelle pour celles/ceux qui souhaitent poursuivre
      Entrée libre

       

      Merci à Clarisse qui nous invite à partager ce questionnement : qu’est-ce que le moi ? autrement dit qu’est-ce qui fait notre essence personnelle ? Peut-on seulement avancer en avoir une ?
      Pascal Blaise, d’après le texte ci-dessous, porte un avis sur la question : le moi personnel n’est pas une substance dotée d’une essence qui lui soit propre, il n’est seulement qu’un ensemble de qualités périssables :

      Source : le site : penséedepascal. Cliquer ici. 

      Des ressources, au cas où :
      – Une analyse du texte de Pascal sur le site dédié. Cliquer ici. 
      – Une explication du texte sur France Culture. 2015. Cliquer ici. 
      – Pascal et la proposition chrétienne, par Pierre Manent, au Cercle Aristote. 2023
      – Les réponses aux questions du Cercle Aristote. 
      Pascal, vu par l’historien Henri Guillemin (fort intéressant pour connaître l’homme)
      – Un film sur la vie de Pascal. 1971. Réalisateur Roberto Rossellini.

      Quelques règles concernant nos échanges
      – Chacun peut prendre la parole, nul n’y est tenu.
      – Pas d’attaque ad hominem /ad persona.
      – On essaie de rendre compte des raisons de sa pensée et de faire évoluer le débat.
      – Chacun est le bienvenu, quelle que soit sa confession, sa classe sociale, sa formation et ses références philosophiques.

      L’approche du café philo de Grenoble
      C’est une approche plutôt non-directive, centrée sur les questions des participants. Nous nous efforçons de faire évoluer le débat au fur et à mesure de nos échanges.
      Nous partons du principe que chaque participant est adulte, autonome, responsable de sa pensée et de ses comportements. On note également que le participant est curieux d’examiner aussi bien les arguments de sa pensée que de ceux d’autrui.
      Nous nous appuyons en fait sur l’idée qu’une écoute compréhensive et qu’un partage structurant et structuré de nos réflexions ne peut être que profitable à tous, à une socialisation réflexive en partage et à une philosophie en travail.

      Ce que le café philo n’est pas :
      Le café philo n’est pas un lieu de propagande politique ou religieuse, ni il n’est celui d’une mise en spectacle de soi. On n’y vient pas faire la leçon aux autres ou répéter ce que l’on sait déjà, chacun étant déjà par lui-même l’auteur de sa propre pensée. L’effort que nous faisons porte sur une réflexivité mise en partage, sur l’écoute de l’autre et du débat qui se construit : on y assume les hésitations d’une pensée qui se cherche.

      L’affiche du mois de février

       

      ————————————-
      René Guichardan, café philo d’Annemasse.
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      #8075
      René
      Maître des clés

        Compte rendu : qu’est-ce que le moi, selon Pascal ?
        Introduit par Clarisse.

        Nous étions entre 25 et 30 personnes pour ce débat. Merci à Clarisse de l’avoir suggéré et présenté.

        Un mot sur l’ambiance. 
        Le débat a été très riche, je n’ai pas perçu d’enlisement dans la pensée. Toutefois, vers la fin de l’échange, il y a eu un moment de tension. Certaines pensées étaient considérées comme scandaleuses, comme si elles étaient non écoutables, non admises, voire intolérables, alors, qu’elles exprimaient un point de vue argumenté, celui de la sociologie, laquelle a toute sa place dans un débat philosophique.
        Il est difficile de savoir jusqu’à quel point un moment de tension participe d’un intérêt pour la pensée ou si elle témoigne en réalité de ses limites. Jusqu’à quel point faut-il soutenir la tension, la contraindre ou aller à son terme et en suivre ses excès ? Faut-il d’emblée apprendre à contenir ses tensions et savoir les dépasser en situation de débat philosophique ? Nous (je, en tant qu’animateur) n’ai pas de réponse toute faite à ce genre de situations. Ce sont des moments à jamais inédits. (J’en parle davantage en fin de ce compte rendu.)

        Rappel du texte de Pascal mis en débat (l’introduction et les sources sont ici) :

        Une ou deux idées à retenir de la lecture de Clarisse sur cette pensée :

        Il n’y a pas d’identité personnelle, on n’a pas d’essence, qui soient personnelles, nous ne sommes rien d’autres qu’un ensemble de qualités périssables.  En suivant cette thèse, le moi n’est que néant, en tout cas, il n’est pas grand-chose. Si vous avez un avis contraire, je serai ravi de vous écouter, car vous allez pouvoir démonter cette thèse (note 1).

        Ci-dessous, une mise en perspective généralisante par des schémas : d’où prend-on les idées que l’on a du « moi » ? 

        Question suivante : 

        Une réponse intermédiaire possible :
        Une histoire nous inscrit dans le temps, des appartenances, des attachements profonds (lesquels sont biologiques), des affects liés au corps (on somatise ce que l’on est), en bref, ce que l’on est (le réel) dépasse le savoir (la théorie) que l’on a de soi, que ce savoir provienne de notre subjectivité ou de sources extérieures, comme les sciences (autonomie vs hétéronomie dirait Kant).

        Mais comment aller plus loin, plus finement dans l’analyse de ce qui se joue ?

        N’en savons-nous pas assez ou posons-nous mal le problème ?

        « Il y a ce que je sais, et qui est étroit, 
        il y a ce que je sens, qui est infini. « 
        Christian Bobin.

        Le problème le plus aigu qui s’est posé concerne le lien entre déterminisme et liberté. Or, sans liberté, le déterminisme social, psychologique, biologique et physique annule l’éthique, la morale et les valeurs, ne laissant que la nécessité, les besoins vitaux (animaux) et les distractions, diraient Pascal, régner en maître sur nos esprits (et sur la possibilité de nous gouverner). Sur un plan plus strictement philosophique et épistémologique, volonté, affect et savoir sont liés.

        Désigner les choses, préciser les liens, construire un cheminement autant vers soi que vers l’autre, dans un monde qui nous traverse de part en part.

        Fin de l’essentiel du compte rendu. 

        Un mot par rapport à la tension qui s’est exprimée en fin de débat.
        La tension touchait précisément ce rapport entre déterminations (physique, biologie et sociologie) et la question de la liberté : sommes-nous vraiment maîtres de nos choix, ou simplement façonnés par ce qui nous constitue, notre environnement et notre passé ?
        Effectivement, se mêlait à notre échange tous les champs de la réalité, et notamment, l’hyper-individualisme de la société consumériste et celui des écrans. Ce cocktail de la modernité contemporaine confine chacun dans un en-soi-pour-soi, le déconnectant ainsi du reste du monde, tout en lui donnant l’illusion du contraire. S’ensuit une perte de sociabilité, une perte du sens de l’autre et, en conséquence, un désintérêt pour tout ce qui nous est commun et qui est susceptible de se rapporter à l’intérêt général.

        Comme mentionné en début de ce compte rendu, je n’ai pas de réponse prédéfinie à ce type de tension qui survient dans un débat philosophique. De fait, l’idée est de se référer à la « pensée » (à notre conscience, à notre éthique), tout en assumant les émotions qui nous traversent. Se joue ici autant un principe de reconnaissance que celui d’un dépassement (d’un questionnement de nos limites). En effet, il faut savoir se tenir face à un public diversifié, souvent bien formé, tout en sachant distinguer ce qui est sien et ce qui relève d’autrui.  Paraphrasant Spinoza : il ne s’agit ni de rire, ni de pleurer, ni de haïr, mais de comprendre. C’est là toute la difficulté : j’ignore jusqu’où chacun peut se distancier de ses pensées, de ses affects, tout en reconnaissant ceux des autres ? J’ignore le potentiel de transformation/changement de chacun, et j’ignore également jusqu’où peut s’étendre le mien. J’apprends avec vous, et avec tout le monde.

        La pensée est sensible (Deleuze parle de percepts où la pensée et les affects se mêlent)
        Ainsi, à quel moment nos affects se traduisent-ils en pensée ? Notre pensée détermine-t-elle nos affects ou est-ce l’inverse : ce sont nos affects qui déterminent notre pensée ? C’est en partie la question que je percevais lors des dernières interventions, s’y associait un problème d’ordre « épistémologique ». 

        Les dernières problématiques échangées

        Le démon de Laplace. 
        Le démon de Laplace a été mentionné, il nous propose cette hypothèse : la position de chaque atome étant connue, tout ce qui arrive peut-être prévu) – voir ici (cairn.info) la formulation exacte et l’analyse du problème)
        Ou ici, la même question traitée selon différents paradigmes de complexité.  Laquelle vous paraît-elle la plus réaliste, compte tenu de nos savoirs d’aujourd’hui ? 

        En résumé, Il est impossible de connaître simultanément la position et la vitesse de tous les atomes, car la mécanique quantique obéit à des lois différentes de la physique classique. La théorie de l’émergence montre que de nouvelles propriétés peuvent naître des interactions, produisant des matières ou phénomènes inattendus. De plus, la complexité du vivant empêche les jumeaux homozygotes d’avoir un système immunitaire ou des connexions neuronales identiques ; chaque individu reste unique, influencé par son espace, son temps et ses perceptions. Ainsi, le vivant ne se reproduit jamais strictement à l’identique (voir Georges Canguilhem – Le normal et le pathologique).

        La question de Lavoisier (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme) met en évidence la notion universelle de transformation. Ce principe suggère que la raison ne permet pas d’établir l’existence d’une essence transcendante du « moi », problématique initialement soulevée par Clarisse et Pascal. Toutefois, réduire la réflexion à une approche strictement physico-chimique des corps comporte ses limites, car il subsiste une méconnaissance quant au potentiel de transformation des éléments et du vivant consécutivement à leurs interactions. De surcroît, la stabilité des choses, les conditions ainsi que les étapes propres à toute transformation demeurent incertaines.
        À l’issue de cette analyse, il est légitime de s’interroger sur l’étendue réelle de notre liberté : en avons-nous trop ou pas assez ? Mais, peut-être, ce qui nous fait défaut, c’est davantage de méthode pour réfléchir collectivement à des sujets philosophiques ? Cela me permet de faire le lien avec le café philo dédié à la connaissance de soi.

        Du café philo de la connaissance de soi.
        Il s’agit de se donner la possibilité d’aller plus loin dans l’exploration de certaines questions. L’idée est d’approfondir une thèse soutenue par l’un ou l’autre des participants, et de la travailler de manière serrée en petit comité.
        Cette pratique du dialogue (et/ou de la consultation philosophique) peut se justifier pour renforcer notre attention-concentration tout en les associant aux compétences de quelques-uns parmi nous.  Nous partons du constat que certaines de convictions sont « identifiées » à des résistances (ou à des impensés) et qu’il nous faut parfois tester la valeur épistémologique et/ou herméneutique de nos pensées pour en éclairer des aspects passés sous silence.  Si vous souhaitez essayer, vous trouverez des informations dans ce forum, ici.  Chacun peut venir et se rendre compte par lui/elle-même de cet échange, mais il faut obligatoirement s’inscrire à ces rencontres (doodle ici).  

        Note 1, par rapport à l’introduction de Clarisse. Merci à Clarisse pour ce premier débat : Il est très intéressant d’être attaché à une thèse, tout en se réjouissant d’en voir la possibilité de la questionner. C’est ainsi que l’on peut prendre du recul par rapport à sa manière de se penser, d’écouter et de comprendre le positionnement d’une diversité de participants. Faisons également le lien avec une manière de penser la philosophie.

        Si vous avez lu et/ou participé à cet échange, n’hésitez pas à en rapporter ce que vous y avez retenu ou à rédiger votre propre intervention. Merci pour votre attention.

        ————————————-
        René Guichardan, café philo d’Annemasse.
        Des cafés philo à Grenoble. Cliquer ici pour accéder aux forums (et aux comptes rendus).
        Le groupe WhatsApp des cafés philo sur Grenoble. S’enregistrer ici pour être informé des sujets (bientôt, nous passerons vers l’application Signal).
        > NOUVEAU : Le groupe Signal pour une philosophie pratique de la connaissance de soi. Cliquer ici.
        > Lien vers les sujets du café philo d’Annemasse d’avant, (avec comptes-rendus) ici.
        > Agenda Google où sont postés nos activités cafés philo (vous pouvez vous abonner à cet agenda.)

        #8101
        René
        Maître des clés

          Une réaction de Pascal Fautrat

          Merci ++ pour cette session et le compte rendu !
          Je comprends le glissement de la question du moi (à partir du texte de Pascal) à celle du déterminisme et de la liberté, ces concepts sont liés mais je me demande si nous ne sommes pas sortis du sujet…?
          Clarisse semblait trouver inévitable que nous en arrivions là, comme si l’un était dans l’autre. Je n’ai pas compris cette évidence et la lecture du compte rendu de m’a pas permis d’y voir plus clair…

          Ma réponse (en attendant)

          Oui, merci. C’est une excellente question.

          Deux éléments d’une réponse générale :
          1° Je privilégie les causes du questionnement de l’introducteur (ici, Clarisse)
          2° Et moins les connaissances de l’auteur, ici, Pascal.

          > De fait, le questionnement de Clarisse s’inscrit à la fois dans une quête et dans une rencontre. Il faut donc que la rencontre se fasse précisément par les pensées, les arguments que nous (les participants) opposons à la question de la « substance » et/ou des propriétés du « MOI ».

          Quant aux connaissances liées à la philosophie de l’auteur, Dans un café philo, on rencontre rarement des spécialistes de chaque penseur, et mes connaissances restent très générales et limitées.

          Donc, l’idée est d’aller aussi loin que possible dans le sujet tel que le présente un-e introducteur-e, tout en composant avec les disponibilités, les aptitudes et les volontés des participants (dont les miennes) à se déterminer à creuser le sujet. La réflexion est collaborative, réflexive… La question de la substance du MOI se pose, mais jusqu’où elle peut être « partagée » et/ou empêchée par un collectif ?

          J’essaie de reformuler votre question (peut-être Clarisse souhaitera préciser ?) : 
          Clarisse semblait trouver inévitable que nous en arrivions au fait que ((selon ce que je comprends) le MOI de Pascal, ne renvoyant à rien de substantiel,  nous sommes tenus de le considérer comme « rien ».
          A partir de là, notre liberté est questionnée, car le « rien » que nous sommes, n’expriment par ailleurs, que des propriétés sociales, biologique, physiques qui, elles sont très déterminées.

          Or, il a fallu, dans notre débat, clarifier (avec les participants présents) les idées qu’eux-mêmes se faisaient du « MOI ».
          > Donc, glissement que je prends comme une exploration de la pensée d’autrui pour prendre en compte leur manière de penser le MOI.
          Reste à savoir quelle question vous vous posez, si je l’ai comprise ? Et s’il est possible de s’entendre sur l’idée d’un « Moi » qui est rien ? Pour cette raison, je souhaite parfois travailler en plus petit groupe, en vue de mieux explorer le cheminement de la pensée d’une personne, et sans aller plus loin qu’elle ne le souhaite elle-même.
          Cela dit, le forum peut permettre une autre progression de la pensée. A voir.

          Merci pour votre attention.

          Au cas où, dans les introductions, il y a toujours des ressources, que j’estime assez bonnes. Ensuite, il faut vraiment aller à l’université ou écouter des cours de niveaux universitaires pour aller plus loin dans les textes :
          Des ressources, au cas où :
          – Une analyse du texte de Pascal sur le site dédié. Cliquer ici. 
          – Une explication du texte sur France Culture. 2015. Cliquer ici. 
          – Pascal et la proposition chrétienne, par Pierre Manent, au Cercle Aristote. 2023
          – Les réponses aux questions du Cercle Aristote. 
          Pascal, vu par l’historien Henri Guillemin (fort intéressant pour connaître l’homme)
          – Un film sur la vie de Pascal. 1971. Réalisateur Roberto Rossellini.

           

          #8106
          Masculin
          Participant

            Merci René pour cette réponse et pour les ressources partagées.

            Le compte rendu me permet de mieux comprendre comment la discussion s’est orientée : si le moi n’est pas substantiel et ne renvoie qu’à des propriétés (sociales, biologiques, physiques), alors ces propriétés étant déterminées, la question de la liberté se pose.

            Cependant, plusieurs points continuent de me questionner.

            D’abord, il me semble que le texte de Pascal ne va pas jusqu’à affirmer que « le moi est rien ». La disparition des qualités chez l’aimé sans que la personne disparaisse lui fait poser la question : « Où est donc ce moi ? ». Pascal met en doute l’identification du moi à des qualités, mais il ne conclut pas explicitement que le moi est « rien ». La conclusion proposée dans le débat me paraît donc plus radicale que le texte lui-même.

            Ensuite, même si l’on admet l’idée que le moi n’est pas une substance stable, il ne me semble pas évident que cela mène directement au déterminisme. On peut très bien soutenir que le moi n’est pas une substance fixe tout en maintenant une forme de liberté. En tous cas, le lien logique entre « non-substantialité du moi » et « déterminisme » me paraît loin d’être automatique, ce qui explique probablement pourquoi j’ai eu du mal à suivre ce glissement pendant la discussion.

            C’est aussi ce qui m’a donné l’impression que nous sortions en partie du sujet initial. Le texte de Pascal ouvre surtout, me semble-t-il, des questions autour de l’identité personnelle, de ce qui fait qu’une personne est une personne, ou encore de la manière dont nous aimons les autres (leurs qualités plutôt que leur « moi »). La question de la liberté peut bien sûr apparaître ensuite, mais elle n’est pas directement au cœur de l’extrait.

            Cela dit, je comprends bien qu’il s’agissait d’un café philo et non d’une conférence ou d’un commentaire de texte universitaire. Il est donc normal que la discussion se déplace, explore d’autres pistes et suive aussi les préoccupations des participants.

            En tout cas, merci de faire exister ce lieu d’échanges. Dans une société qui tend souvent à se fracturer plutôt qu’à s’écouter, ces espaces de discussion sont très précieux.

          4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
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