Cafephilos Forums Les cafés philo NOUVEAU, PRATIQUE PHILO A VISEE DE CONNAISSANCE DE SOI. GRENOBLE Seance 2. Quelle place la philosophie, les amis-es, autrui jouent-ils dans le devenir soi ? Jusqu’où sommes-nous transparent à nous-même ?

2 sujets de 1 à 2 (sur un total de 2)
  • Auteur
    Messages
  • #8172
    René
    Maître des clés

      Bonjour,

      Pour ce second café philo orienté vers la connaissance de soi. Nous pouvons partir directement d’une question qu’un participant se pose.
      A défaut de question, partons directement des deux questions qui terminaient le dernier compte rendu.

      A la différence du café philo « classique », on tente durant l’échange, de rendre compte de manière spécifique aux présupposés qui conditionnent nos réponses.
      Le dialogue peut prendre, ponctuellement, la forme d’une consultation où il s’agit de soutenir le questionnement d’un-e participant-e en vue de remonter à : des croyances, des principes, des convictions, une éthique, etc… En bref, à examiner des conditions de possibilité de ce qui fonde notre pensée du moment et/ou à la valeur d’une éthique qui la soutiendrait.

      Finalité : oser penser par soi-même (Kant), s’émanciper, s’assumer en conscience et en liberté dans notre rapport à soi et à autrui. Viser une lucidité sans nier la sensibilité, faire apprentissage d’authenticité.

      Ce qui n’est pas recherché : forcer la sensibilité d’autrui, sa pensée et/ou lui imposer une vision spécifique. Ne pas lui reconnaître le chemin spécifique de son autonomie, la liberté singulière d’accéder à lui-même.

      Les informations de ce groupe passe par le groupe Signal (cliquer ici) pour celles/ceux qui souhaitent nous rejoindre.
      La réservation à ses séances est appréciée, le nombre de participants est limité.
      Merci de m’envoyer un message privé via le groupe Signal ou WhatsApp. 

      Comme tout groupe de parole, il y a des impératifs (qu’on pourrait dire « catégoriques ») :
      – respecter la sensibilité et la parole d’autrui.
      – ne pas rapporter à l’extérieur du groupe ce qui s’y est dit.
      – savoir suspendre son jugement.
      – considérer autrui comme autonome (en puissance et potentiellement en acte) dans son être et sa pensée.

      Chaque séance comprend un temps d’échange, puis un temps de retour-critique sur la manière dont elle s’est déroulée.

      Par rapport à la philosopohie, nous pouvons l’entendre telle qu’elle se présente dans le schéma ci-dessous.

      Quand et où ?
      Généralement, le second dimanche du mois, vers 18h30 au café Chimère, 12, rue Voltaire. Grenoble.

      Au cas où : en fin de café philo le mardi, après 20h30, un moment questions-réponses peut être réservé à cette activité.

      A bientôt si vous souhaitez nous rejoindre.

      ————————————-
      René Guichardan, café philo d’Annemasse.
      Des cafés philo à Grenoble. Cliquer ici pour accéder aux forums (et aux comptes rendus).
      Le groupe WhatsApp des cafés philo sur Grenoble. S’enregistrer ici pour être informé des sujets (bientôt, nous passerons vers l’application Signal).
      > NOUVEAU : Le groupe Signal pour une philosophie pratique de la connaissance de soi. Cliquer ici.
      > Lien vers les sujets du café philo d’Annemasse d’avant, (avec comptes-rendus) ici.
      > Agenda Google où sont postés nos activités cafés philo (vous pouvez vous abonner à cet agenda.)

      #8173
      René
      Maître des clés

        Bonjour,

        Nous nous sommes retrouvés à deux pour cet entretien n°2. Voici un bref compte rendu sur certains aspects de notre échange :

        Questions de départ du consultant :
        – Pourquoi est-ce que j’ai du mal à trouver ma place ? (position active où l’on cherche sa place)
        – Pourquoi ai-je l’impression de ne pas être à ma place ? (constat, voire position passive du sentiment de ne pas être à sa place).

        Comment se structure une telle question :
        – Est-ce soi ou la perception de soi (les jugements que je porte sur moi), les jugements que je porte sur les autres ou est-ce le passé qui perturbe l’ensemble, mon rapport à moi et mon rapport à autrui ?

        Autre niveau de questions :
        – Je ne sais interagir avec autrui, car je le « perçois » mal (je ne me sens pas en relation à lui) ?
        Ou encore, je ne parviens pas à me faire comprendre d’autrui.

        Autre question : je suis animé d’une volonté (d’une exigence ?) de qualité relationnelle telle que je n’en vois pas l’écho chez l’autre.

        Trois niveaux où se porte la question :

        En fait, l’interaction entre ces trois pôles est plus ou moins forte selon le travail déjà réalisé par la personne avec elle-même.

        Il se trouve que nous nous connaissons avec le consultant, et que ce dernier assume une réflexion forte et autonome avec lui-même et avec son passé.
        Dans ce cas-là, comment se présente une consultation dite « philosophique » et dans un but de connaissance de soi ?

        La question peut laisser affleurer des « enjeux » qui engagent et/ou dépassent les personnes (le consulté comme le consultant). Pour le dire autrement : l’espace est ouvert, non spécifiquement déterminant. Dès lors, le niveau des enjeux se déplace. Il relève de l’intime et/ou de la confiance permise et/ou encore du rapport à la lucidité possible (par le consultant comme par le consulté).
        => la condition d’égalité du consultant et du consulté a ceci de spécifique, qu’elle brise l’asymétrie formelle que l’on retrouve dans les configurations classiques (thérapeutique, coaching, consultation opposant un sachant et ignorant). Les deux personnes, le consultant, comme le consulté se rapportent à leur propre conscience, et à la possibilité de s’extraire d’eux-mêmes, d’aller plus loin que là où ils sont.

        Lorsque deux personnes sont conscientes de leurs schèmes profonds, il s’agit d’entrer en discussion avec la possibilité de mettre en mouvement les schèmes du profond. Dans ce cas, deux grands mouvements peuvent se définir, voire alterner.

        La ou les questions philosophiques interviennent à ce niveau. Avant, nous sommes dans des questions qui touchent à la psychologie sociale.
        De quelle manière m’est-il possible d’accepter d’être troublé par ce que je porte en moi ?
        Quel « enseignement » puis-je en tirer de ce que je vis
        ?

        Dans la suite de l’échange, un triptyque intéressant a été développé, je le résume très brièvement : conflit de loyauté et trahisons dans la famille, transfuge de classe et logique sacrificielle.

        Dans une famille qui ne résout pas ses conflits, et derrière les colères (derrière les tristesses et, parfois, les ressentiments) s’amorce (très souvent) une pensée « sacrificielle ».
        Le sacrifice peut être compris comme un renoncement, un calvaire, voire un suicide (effectif ou symbolique)… mais il peut être « grandi » également, selon qu’il ouvre vers de l’universel (symbolique, religieux, politique…)
        Toute la question étant de savoir comme le sujet éprouve et conscientise son « expérience » (le sentiment de ce qu’il vit).

        Fin du compte rendu.
        Je suis allé assez rapidement pour ce compte rendu. Il y a une étape intermédiaire que j’ai omise : celle de la charge émotionnelle que le consultant porte en lui. Que doit-il en faire ? Que peut-il en faire ?
        La qualité « sacrificielle » (les prises de conscience et les transformations intérieures qu’elle peut entrainer) est possiblement relative à ce qui se travaille dans le partage avec autrui et avec les émotions éprouvées.

        Comme d’habitude, je n’ai pas de réponse toute faite à cette question (ni à aucune d’ailleurs). Peut-être que ce rapport aux émotions sourdes et profondes sera-t-il abordé une autre fois.

        Merci pour votre attention.

      2 sujets de 1 à 2 (sur un total de 2)
      • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.