Cafephilos › Forums › Les cafés philo › NOUVEAU A GRENOBLE, LE CAFE PHILO-POLITIQUE › Séance 5 : Violence en politique : nécessaire, inéluctable ou évitable ? Proposé par Allan pour mercredi 21 Octobre 2026
- Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Allan – Le Cerbère de la Porte, le il y a 2 semaines et 1 jour.
-
AuteurMessages
-
3 octobre 2026 à 13h39 #8463

Nous nous réjouissons de notre amitié avec l’UTEM (Université de Terrain Edgar Morin). Merci également au café associatif la Chimère, 12 rue Voltaire, Grenoble, d’accueillir notre pratique des cafés philo (Lien vers le café la Chimère citoyenne, ici)


Durée des débats (1h30 environ > jusqu’à > 20h30 maximum)
Discussion informelle pour celles/ceux qui souhaitent poursuivre
Entrée libre——————————————————————————————————————————————
Café Philo Politique N°5, pour ce mercredi 21 octobre 2026
« Violence en politique : nécessaire, inéluctable, évitable ? »
Dans une polarisation du débat public qui se fait de plus en plus ressentir, nonobstant une société dans laquelle les moyens de communications entre les êtres n’ont jamais été aussi développés, il semble que la violence semble se présenter comme une tension nécessaire pour les uns.es, inéluctable pour certains.es, évitable pour d’autres.
A travers notre Histoire, la violence a évolué ou du moins, sa perception elle, a changé.
Quelle place et quel rôle pouvons-nous lui accorder dans notre modernité ?
Et la violence est-elle nécessaire, inéluctable ou évitable ?
« Les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partagent d’abord […] entre l’Espagne, le Portugal, la Hollande, la France et l’Angleterre, qui les combine toutes, vers la fin du XVIIe siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. Toutes ces méthodes reposent en partie sur la violence la plus brutale : ainsi le régime colonial.
Mais toutes emploient le pouvoir d’État, la force concentrée et organisée de la société, afin de précipiter artificiellement le passage de l’ordre économique féodal à l’ordre économique capitaliste, et d’abréger les phases de transition. Et, en effet, la force est l’accoucheuse de toute vieille société en travail. La force est un agent économique. »
Karl MARX. « Le Capital – Livre premier » Le développement de la production capitaliste –VIII° section : L’accumulation primitive – Chapitre XXXI : Genèse du capitaliste industriel, 1867.« Tout État est fondé sur la force », disait un jour Trotski à Brest-Litovsk. En effet, cela est vrai. S’il n’existait que des structures sociales d’où toute violence serait absente, le concept d’État aurait alors disparu et il ne subsisterait que ce qu’on appelle, au sens propre du terme, l’« anarchie ». La violence n’est évidemment pas l’unique moyen normal de l’État — cela ne fait aucun doute —, mais elle est son moyen spécifique. De nos jours la relation entre État et violence est tout particulièrement intime. Depuis toujours les groupements politiques les plus divers — à commencer par la parentèle — ont tous tenu la violence physique pour le moyen normal du pouvoir. Par contre il faut concevoir l’État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d’un territoire déterminé — la notion de territoire étant une de ses caractéristiques —, revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime. Ce qui est en effet le propre de notre époque, c’est qu’elle n’accorde à tous les autres groupements, ou aux individus, le droit de faire appel à la violence que dans la mesure où l’État le tolère : celui-ci passe donc pour l’unique source du « droit » à la violence. Par conséquent, nous entendrons par politique l’ensemble des efforts que l’on fait en vue de participer au pouvoir ou d’influencer la répartition du pouvoir, soit entre les États, soit entre les divers groupes à l’intérieur d’un même État. »
Max Weber. « Le savant et le politique », 1919.« Si le droit a pour origine la violence, cette violence que couronne le destin, on est pas loin de supposer que c’est dans la violence la plus extrême, celle qui décide de la vie et de la mort (la peine de mort), telle qu’elle apparaît dans l’ordre juridique, que les origines de cet ordre surgissent dans notre réalité de manière emblématique et s’y manifestent d’une façon effroyable. »
Walter Benjamin. « Pour une critique de la violence », 1921.D’autres sources pour approfondir le sujet :
– Violences policières, violence d’État, émeutes… Penser la violence, par Frédéric Worms – Brut (Cliquer ici)
– Elsa DORLIN – Se défendre – Une philosophie de la violence – Hors les murs – Alcazar Marseille Université Populaire Marseille Métropole (cliquer ici)
– UNE HISTOIRE DE LA VIOLENCE – Didier Fassin, médecin et anthropologue, professeur au Collège de France et à l’Institute for Advanced Study de Princeton – BLAST————————————–
Quelques règles concernant nos échanges
– Chacun peut prendre la parole, nul n’y est tenu.
– Pas d’attaque ad hominem /ad persona.
– On essaie de rendre compte des raisons de sa pensée et de faire évoluer le débat.
– Chacun est le bienvenu, quelle que soit sa confession, sa classe sociale, sa formation et ses références philosophiques.L’approche du café philo de Grenoble
C’est une approche plutôt non-directive, centrée sur les questions des participants. Nous nous efforçons de faire évoluer le débat au fur et à mesure de nos échanges.
Nous partons du principe que chaque participant est adulte, autonome, responsable de sa pensée et de ses comportements. On note également que le participant est curieux d’examiner aussi bien les arguments de sa pensée que de ceux d’autrui.
Nous nous appuyons sur l’idée qu’une écoute compréhensive et qu’un partage structurant et structuré de nos réflexions ne peut être que profitable à tous, à une socialisation réflexive en partage et à une philosophie en travail.Ce que le café philo n’est pas :
Le café philo n’est pas un lieu de propagande politique ou religieuse, ni il n’est celui d’une mise en spectacle de soi. On n’y vient pas faire la leçon aux autres ou répéter ce que l’on sait déjà, chacun étant déjà par lui-même l’auteur de sa propre pensée. L’effort que nous faisons porte sur une réflexivité mise en partage, sur l’écoute de l’autre et du débat qui se construit : on y assume les hésitations d’une pensée qui se cherche.L’affiche du mois d’octobre 2026

————————————-
René Guichardan, café philo de Grenoble.
– Le groupe WhatsApp des cafés philo sur Grenoble. S’enregistrer ici pour être informé des sujets
– Des cafés philo à Grenoble. Cliquer ici pour accéder aux forums (et aux comptes rendus).
> NOUVEAU : le café philo-politique pour aller plus loin que de vaines disputes. (Sujets et comptes rendus ici)
> NOUVEAU : Une pratique philo dédié à la connaissance de soi. (Sujets et compte rendu, cliquer ici.)
> Lien vers les sujets du café philo d’Annemasse d’avant, (avec comptes-rendus) ici.
> Agenda Google où sont postés nos activités cafés philo (vous pouvez vous abonner à cet agenda.) -
AuteurMessages
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
