Cafephilos › Forums › Les cafés philo › NOUVEAU, PRATIQUE PHILO A VISEE DE CONNAISSANCE DE SOI. GRENOBLE › Séance n°3 : thématique abordées : La confiance.
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21 mai 2026 à 13h08 #8188
Séance n°3
Nous nous sommes retrouvés à deux pour cette séance. Les rencontres en tête-à-tête ont leur spécificité en ce que le « cadre de la rencontre », surtout s’il s’agit d’une première fois (ce qui est le cas), mobilise une vigilance plus grande pour les deux personnes.
Par ailleurs, j’imagine qu’il faut s’armer d’une certaine détermination pour se présenter à cette activité philo liée à la connaissance de soi. Le descriptif dans le forum présente l’approche assez « clairement », quoique de manière peu conventionnelle, en ce sens que nous assumons être en recherche. Dans ce groupe et cette activité, nous ne proposons pas de solution. Les personnes qui viennent ici doivent donc assumer le statut d’une interaction réflexive et librement partagée (seulement et seulement si elles le souhaitent) sur la connaissance de soi, c’est-à-dire, sur le rapport qui s’établit entre soi et soi-même.
La méthodologie proposée pour la séance présente :
Pour cette séance, le point de départ suggère qu’une question soit apportée par le participant.
Le cheminement peut ensuite se faire essentiellement de deux manières :
> Par l’exploration des concepts. L’approche est alors directement philosophique (avec le risque d’être déconnecté de soi)
> Par la recherche du sens que la question a pour le sujet : Que voulez-vous dire ? Quel sens cette question a-t-elle pour vous ?
Le choix de l’approche est laissé à l’appréciation du participant et/ou il se fait « comme naturellement » dans l’échange qui s’engage.Thématique abordée : la confiance.
L’étymologie renvoie à l’idée d’avoir la « foi en quelque chose, en quelqu’un » Du latin : cum federe (se fier à).La question se structure ainsi :

Comment le mot « confiance » est-il subjectivement vécu par la consultante ?
=> C’est le pouvoir que l’on donne à l’autre (on lui confie un pouvoir), qu’il peut donc prendre sur soi.Autres questions évoquées :
Qu’est-ce que le soi ?
Qu’est-ce que ressentir dans son corps la douleur/souffrance physique d’une relation ?
A quoi renvoie la douleur de soi ?
Le corps parle-t-il ?
Qu’est-ce qui s’échange dans le couple ?
Qu’est-ce qu’une trahison ?
Qu’est-ce que l’impuissance ?
Qu’est-ce que la vulnérabilité ?
Qu’est-ce que le sacrifice ?
Qu’est-ce que le dépassement de soi ?
Etc…
Nous ne développerons pas toutes ces questions ici 😉, mais précisons ceci : ontologiquement (au niveau de l’être et physiologiquement), toute personne est susceptible d’être vulnérable. En cela, chaque être humain dépend plus ou moins relativement d’un environnement, d’une collectivité ou d’une autre personne. De fait, la confiance en soi comme en l’autre (voire en la société et/ou la communauté) se présente comme une dynamique de fond qui structure anthropologiquement toute relation et tout groupe humain . En cela, tout groupe, toute société se structure par les règles « éthiques » (les lois, les principes, la justice) qu’elle se donne. Dans un couple, dans une profession, dans une charte ou un code déontologique : quelles règles se donne-t-on pour cheminer ensemble ? En vue de quoi partageons-nous un destin commun, un cheminement ? Vers quel dépassement ou changement s’agit-il de s’orienter ?Question : comment chacun se trouve-il engagé dans sa relation à lui, à l’autre, à la communauté par les règles qu’il se donne et/ou les croyances qui sont les siennes ?
Fin de l’exercice de consultation.
Pour info, ci-dessous, une manière de structurer ma compréhension de l’être humain dans son rapport à lui-même.
Tant qu’on reste au niveau de ce qui est impliqué dans la personne, on entre à peine en philosophie. Autrement dit, je préfère (en tous les cas pour cette fois-ci) que l’on parvienne à préciser ce sur quoi nous travaillons, avant de préciser en quoi ou comment la question philosophique se pose.

Sur le plan philosophique, généralement, on en reste surtout sur le plan « cognitif ».
Le plan « esthétique et phénoménologique » associent davantage les différents plans de l’être.
Quant aux niveaux les plus profonds, l’éthologie et la théorie des attachements peuvent avoir leur importance. En tous les cas, je m’y réfère.Merci pour votre attention.
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René Guichardan, café philo de Grenoble.
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