Cafephilos › Forums › Les cafés philo › NOUVEAU, LE CAFE PHILO-POLITIQUE de GRENOBLE. Le 3ème mercredi de chaque mois. Bienvenue à tous pour aller plus loin que de vaines disputes.
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1 juillet 2026 à 15h48 #8275
Si vous le souhaitez, la vidéo du Précepteur à propos de cette citation est ici (durée : 29mn)Parlons, entre nous (entre participants doués de raison) de « politique », c’est-à-dire de la possibilité de nous gouverner nous-mêmes (en tant que citoyens) et donc, sous un régime « démocratique ». Mettons de côté toute « propagande », pensée dogmatique et dispute stérile pour avancer dans la compréhension de ce qui se joue dans la pluralité et la cité.
Nous nous inspirons pour introduire nos sujets d’une diversité de sources :
– la citation d’un auteur,
– de l’article d’un journal,
– d’un fait d’actualité,
– éventuellement d’une proposition issue d’un programme politique=> toute personne peut proposer un sujet, lequel consiste en une question et une courte introduction (3 à 10mn maximum).
– Rencontres coanimées par Allan et René Guichardan. Le 3ème mercredi de chaque mois, au café Chimère, à 18h30.
Une vidéo de Cosmos : Hannah Arendt, c’est quoi la politique ? Cliquer ici. Durée 16mnD’autres extraits de textes peuvent servir à nourrir nos débats sur le « politique ». Voir ici.
Quelques règles concernant nos échanges (ce sont les mêmes que celle du café philo que nous animons le mardi + lire les conditions en bas de page, lien direct ici)
– Chacun peut prendre la parole, nul n’y est tenu.
– Pas d’attaque ad hominem /ad persona.
– On essaie de rendre compte des raisons de sa pensée et de faire évoluer le débat.
– Chacun est le bienvenu, quelle que soit sa confession, sa classe sociale, sa formation et ses références philosophiques.L’approche du café philo de Grenoble
C’est une approche plutôt non-directive, centrée sur les questions des participants. Nous nous efforçons de faire évoluer le débat au fur et à mesure de nos échanges.
Nous partons du principe que chaque participant est adulte, autonome, responsable de sa pensée et de ses comportements. On note également que le participant est curieux d’examiner aussi bien les arguments de sa pensée que de ceux d’autrui.
Nous nous appuyons sur l’idée qu’une écoute compréhensive et qu’un partage structurant et structuré de nos réflexions ne peut être que profitable à tous, à une socialisation réflexive en partage et à une philosophie en travail.Ce que le café philo n’est pas :
Le café philo n’est pas un lieu de propagande politique ou religieuse, ni il n’est celui d’une mise en spectacle de soi. On n’y vient pas faire la leçon aux autres ou répéter ce que l’on sait déjà, chacun étant déjà par lui-même l’auteur de sa propre pensée. L’effort que nous faisons porte sur une réflexivité mise en partage, sur l’écoute de l’autre et du débat qui se construit : on y assume les hésitations d’une pensée qui se cherche.Voir ci-dessous, ce qui motive la mise en place de ce café philo-politique.
1 juillet 2026 à 15h49 #8276Pourquoi un café philo politique ?
Questionnée sur les causes premières de nos motivations et de nos comportements, pour certaines personnes, « Tout est politique », tandis que, pour d’autres : « Tout est psychologique ».
Pour le dire autrement, certains considèrent que nos choix sont conditionnés principalement par l’environnement socio-politique dans lequel nous vivons, tandis que d’autres estiment que notre environnement socio-politique relève des inclinations psychologiques (et donc de l’éducation première reçue) des individus.
J’écarte ici la métaphysique, c’est-à-dire, les personnes qui estiment que tout vient d’une cause « spirituelle ». Car il est difficile de « discuter » de ce qui échappe aux sens, et de ce qui ne relèverait uniquement de ce qui les dépasse (d’un au-delà dont témoignent des livres, des maîtres, des prêtres, des prophètes d’un Dieu, les églises, les temples et les mosquées, etc). Mais c’est un autre débat.En bref, et sans vouloir trancher entre les trois options (le politique, le psychologique et Dieu), les trois types de cafés philo que nous animons s’adressent à toutes les personnes, mais sous l’angle privilégié de leur thématique générale. C’est ainsi que nous animons :
1° un café philo classique (celui du dernier mardi du mois, voir ici, le forum général),
2° un café philo orienté vers la connaissance de soi et la consultation, (le dimanche et sur inscription, voir ici le forum spécifique)
3° et un café philo qui soulève la question du politique (comment faire société). Il se tient le troisième mercredi du mois (et vous en lisez le forum ici).Bien que selon ma conviction, le tout s’imbrique complètement (le politique, le psychologique et ce qui dépasse les sens et l’expérience commune – mais que je n’appelle pas « dieu ou spirituel), et donc que ces trois sortes de débat se justifient pleinement à mes yeux, je tends à penser que nous pouvons aller vers plus de profondeur en chacun de ces domaines en essayant de leur dédier des thématiques spécifiques et des manières propres d’en parler.

Nos infos passent par un groupe WhatsApp (cliquer ici) et/ou Signal (pour la connaissance de soi. Cliquer ici).
Dans les forums, nous postons nos introductions et nos comptes-rendus. Vous pouvez également réagir et/ou poster vos analyses à nos débats et/ou à la lecture des comptes rendus.
Merci pour votre attention.Voir le message ci-dessous : les conditions de participation au café philo politique.
1 juillet 2026 à 15h49 #8277Conditions de participation à nos cafés philo-politiques
Trois conditions requises pour la bonne tenue de nos débats :
Il est demandé à toute personne engagée politiquement (encartée ou pas dans un parti) et aux participants sensibles à la question démocratique dans la cité, de distinguer :1° l’analyse des causes d’un problème (liée à Constitution, à la séparation des pouvoirs, à l’éducation, aux questions de genre, au rôle de la police dans la cité, etc) de la réponse à apporter. Il n’y a pas de lien direct entre la cause d’un problème et la solution politique qu’on souhaite lui apporter. Il importe donc de distinguer ces deux niveaux d’analyse.
2° De savoir questionner le sens (les valeurs) et les conséquences (effets) de ses propositions. La cité, la nation sont sensibles aux analyses de fond et/aux réponses à court, à moyen et à long terme. Il s’agit de garder un oeil sur l’idée de l’homme et de la cité (de la nation) et auxquelles nos propositions renvoient.
3° Et, comme dans les cafés philo classiques, il importe de respecter la diversité des avis, de tenir son temps de parole, de savoir suspendre son jugement, de savoir dépasser la critique sur les personnes, et de s’attacher au problème de fond.
Autres distinctions, et non des moindres à travailler : distinguer l’intérêt privé de l’intérêt public, l’intérêt général et le bien commun, la logique des modèles économique et celle de la sociologie, etc. Mais tout cela se travaille en live, à même nos rencontres.
Sinon, nos règles de participants sont les mêmes que celle du café philo que nous animons le mardi :
– Chacun peut prendre la parole, nul n’y est tenu.
– Pas d’attaque ad hominem /ad persona.
– On essaie de rendre compte des raisons de sa pensée et de faire évoluer le débat.
– Chacun est le bienvenu, quelle que soit sa confession, sa classe sociale, sa formation et ses références politiques et philosophiques.Merci pour votre attention.
Bienvenue à tous.

Par principe : le café philo classique se tient le dernier mardi de chaque mois à 18h30. (Forum ici)
Celui de la connaissance de soi/consultation se tient le second dimanche de chaque mois à 18h30 (inscription nécessaire, forum ici)
Et le café philo politique se tient le 3ème mercredi de chaque mois à 18h30. (Forum ici)————————————-
René Guichardan, café philo de Grenoble.
– Des cafés philo à Grenoble. Cliquer ici pour accéder aux forums (et aux comptes rendus).
– Le groupe WhatsApp des cafés philo sur Grenoble. S’enregistrer ici pour être informé des sujets
> NOUVEAU : Le groupe Signal pour une philosophie pratique de la connaissance de soi. Cliquer ici.
> Lien vers les sujets du café philo d’Annemasse d’avant, (avec comptes-rendus) ici.
> Agenda Google où sont postés nos activités cafés philo (vous pouvez vous abonner à cet agenda.)1 juillet 2026 à 15h50 #8278Séance 1, compte rendu philo-polique :
L’homme est-il un animal politique ?
Tout est-il politique ?Nous étions une quinzaine de personnes pour cette première séance. Toutes n’étaient pas également « politisées », loin de là. Par exemple, sous prétexte que « l’homme est un animal politique » (Aristote), l’échange disgressait (trop, à mon sens) vers l’organisation sociale des animaux. Certes, la comparaison des structures sociales animales et humaines a son intérêt, notamment dans un café philo classique, mais moins dans un café philo-politique. En effet, les êtres humains sont les seuls à établir des constitutions, des cadres de loi, des religions et des sciences. Il semble que ce soit au niveau de ces enjeux-là qu’il faille comparer les sociétés humaines entre elles, et moins à celui de l’organisation des sociétés animales, non réflexives et beaucoup plus stables entre elles sur le fil du temps.
Un panorama de la séance pour les plus pressés :
L’homme, considéré comme animal politique, ouvre sur une question à large spectre :
– L’animalité est entendue dans l’imaginaire commun comme la férocité et l’obéissance à un instinct indomptable et proprement sauvage. Le versant politique, de son côté, ne reflèterait que l’animalité brute de l’être humain en prise avec les luttes de pouvoir et de domination que nous lui connaissons bien, et dont le politique nous offre chaque jour un pitoyable spectacle.
> Tout, dans l’homme est-il alors autant animal que politique ?
La question est à prendre au sérieux depuis que Machiavel (XIVe) et Thomas Hobbes XVe) justifient, au nom de l’autoritarisme, l’autoritarisme et un usage « absolu » (figure mythologique du Léviathan) de la violence pour conserver l’État en ordre. De leur point de vue, se maintenir au pouvoir et maintenir le fonctionnement de l’État prime sur l’autodestruction et le chaos dans lequel l’entrainerait les foules et les passions du bas-monde. Témoins en leur temps des guerres de religions et de la transformation des provinces féodales en royaumes souverains, Machiavel et Thomas Hobbes estimaient que seule une violence absolue (le Léviathan se substitue à Dieu) devait protéger l’État des incivilités, des guerres sans fin et de la bestialité humaine.
On opposera à Machiavel et à Hobbes, Spinoza (XVIe), Rousseau (XVIIIe) et Kant (XVIIIe) pour lesquels, l’homme ne se réduit pas à son animalité : sa liberté est irrépressible, il est réflexif, empathique, il est donc mu par une éthique qui l’élève au-dessus de l’animalité. L’homme est le seul animal qui peut penser les conditions de sa liberté. C’est à partir de ces valeurs de fond (sensible et libre) et de cet équilibre (justice-éthique contre terreur et menace) que l’homme peut délibérer et concevoir les contrats (les constitutions) par lesquels il se gouverne.Revenons à la citation d’Aristote :
Que l’homme soit un animal politique à un plus haut degré qu’une abeille quelconque ou tout autre animal vivant à l’état grégaire, cela est évident. La nature, en effet, selon nous, ne fait rien en vain; et l’homme, seul de tous les animaux, possède la parole. Or, tandis que la voix ne sert qu’à indiquer la joie et la peine, et appartient pour ce motif aux autres animaux également (car leur nature va jusqu’à éprouver les sensations de plaisir et de douleur, et à se les signifier les uns aux autres), le discours (logos) sert à exprimer l’utile et le nuisible, et, par suite aussi, le juste et l’injuste: car c’est le caractère propre de l’homme par rapport aux autres animaux d’être le seul à avoir le sentiment du bien et du mal, du juste et de l’injuste, et des autres notions morales, et c’est la communauté de ces sentiments qui engendre famille et cité.
Aristote, La politique, I, 2, 1253aRemarquons que, comme l’animal : l’homme est grégaire (vit en groupe), il exprime de la joie, des plaisirs, des colères (de la rage), de la peine et des douleurs. Autrement dit, l’animal comme l’homme est « motivé », il s’exprime et s’oriente selon des plaisirs et des déplaisirs. Toutefois, à la différence de l’animal, Aristote souligne que l’homme possède la parole, qu’elle lui permet d’exprimer son discernement, et c’est le caractère propre de l’homme que d’avoir le sentiment du bien et du mal, du juste et de l’injuste, et des autres notions morales. De là, selon Aristote, « c’est la communauté de ces sentiments qui engendre famille et cité ». Remarquons que dans cette expression, Aristote articule entre eux les affects et l’intellect.
Certes, depuis Darwin, nous savons que la nature ne poursuit pas une fin « téléologique » (la nature n’est pas douée d’une volonté déterminée) et on ne peut plus être essentialiste quant aux causes qui distinguent l’homme de l’animal. A ces arguments s’ajoute la diversité des civilisations et des sociétés humaines qui nous invitent à considérer la créativité, l’imagination et la liberté par lesquelles nous concevons la polis (la cité en grec). Il convient toutefois de distinguer la politique du politique-politicien.Les Grecs avaient trois manières de parler du politique (une référence ici) :
– La Politeia : qui correspond à la Constitution et à la « chose commune » (res publica), c’est-à-dire ce en quoi les sociétés se reconnaissent par le commun qui les unit en un peuple et sur un territoire. (Pour les tribus premières, avant l’émergence des cités-États en Sumer, une terre appartient à des esprits).
– Le Politikos : qui se rapporte à l’administration de l’État ou de la cité (la polis).
– La Politique : qui désigne la praxis de la politique, c’est-à-dire l’art politique ou les réflexions, les cadres, les règles, l’éthique par lesquelles l’homme fait société.Il faut donc distinguer clairement la politique du « politique » entendu comme l’individu politicien : celui qui s’approprie le pouvoir du peuple, l’utilise à son profit, en abuse et finit par le retourner contre le peuple et contre l’intérêt général. Platon et Aristote avaient déjà pensé les formes de corruption des gouvernements. Ainsi, la royauté peut dégénérer en tyrannie, l’aristocratie en oligarchie, et la république en populocratie — ou démocratie dévoyée. https://revue-democratie.org/la-politique-daristote/
Tout est-il politique ?
C’est la question qui nous a occupé. Elle revient à interroger les limites entre la sphère privée et le domaine public. Jusqu’où le politique peut-il — ou doit-il l’éviter pour la protéger – d’intervenir dans la vie privée ?
· L’éducation : Il détermine l’éducation, les contenus programmes (dont ceux de l’histoire), les critères du mérite qui conduisent à l’élitisme. Le système éducatif doit-il être élitiste ? Il s’agit bien d’une question politique que de l’organiser ainsi.
· Les mœurs : jusqu’où l’État peut-il se prononcer sur le mariage pour tous, l’euthanasie ou le droit à l’avortement ? Sommes-nous certains que ces questions doivent relever du politique (et non d’une liberté individuelle) ?
· La justice : L’État intervient dans la nomination des préfets, des procureurs et dans la promotion des magistrats. Qu’en est-il de la séparation des pouvoirs chère à Montesquieu ? En tant que citoyens, ne devons-nous pas avoir un regard sur cette séparation ?
· L’économie : L’état décide de la redistribution de l’impôt, de sa collecte, des aides à allouer aux foyers ou aux entreprises, du financement des services publics et de leur privatisation. Jusqu’où une société peut-elle contenir ses inégalités sociales sans qu’elle ne retourne ses frustrations et sa violence contre elle ou contre ses élites ?Ces questions sont politiques et citoyennes. On observe ainsi que la frontière entre le privé et le public est mouvante, elle se travaille factuellement par les lignes psycho-sociologiques qu’elle départage entre soi et autrui. Il n’existe pas de réponse unique à notre question d’où l’idée que le citoyen est impliqué et doit se sentir concerné par la question du politique. En effet, elle prédéfinit et structure sa liberté, son sentiment d’être et d’appartenance à la société.
Implication subjective et objective de nos choix
Certains participants soutiennent que des actes privés — éduquer ses enfants, choisir la voiture plutôt que le tramway, ou encore consommer de l’eau sous la douche — peuvent être considérés comme politiques, parce que ces activités ont des conséquences sur la société et l’environnement.
Pour avancer dans cette question, il convient de distinguer d’une part, le degré de conscience qu’implique nos choix (rapport à la subjectivité) et, d’autre part, les conséquences effectives qu’elles entrainent (rapport à l’objectivité).
Par exemple, sur le plan objectif, les usages de l’eau par l’industrie, les institutions ou les particuliers n’impliquent pas les mêmes degrés de responsabilité en ce qu’ils n’entrainent pas les mêmes conséquences.
Sur le plan subjectif, le degré de conscience du sujet ainsi que son « intention » compte.
Je peux devenir « vegan » pour dénoncer l’exploitation animale, tout en reléguant au second plan, le rapport à ma santé personnelle. Ou inversement, je peux me convaincre des bienfaits du véganisme pour ma santé, et voir ma motivation se renforcer et mesurant ses implications sur un plan politique, économique et industriel de mes choix.
Enfin, observons que l’Etat fait peser sur les individus la charge de ce qui lui revient : le climat s’améliora grâce au tri des déchets (et non par la remise en cause du système consumériste, de celui de la mondialisation), tandis qu’il promeut les méga-bassines et voit en chaque militant écologique, un potentiel écoterroriste sur qui il déploie une police ultraviolente.
Ainsi, affirmer que « tout est politique » peut devenir abusif et injuste si cette formule revient à placer tous les usages et toutes les responsabilités sur le même plan. Pour autant, il y a du social et du politique dans chacun de nos actes et de choix. En dépit du fait, mais c’est une autre question, que nous ne pouvons être attentif à tous les niveaux de notre être de tout ce qu’implique nos choix.Tout n’est pas politique, mais tout peut être politisé
Même si tout n’est pas politique par nature, tout peut le devenir. Un acte privé acquiert une portée politique dès lors qu’il entre dans le débat public, remet en cause une norme établie et met en lumière un enjeu collectif. Ainsi, le mariage pour tous, l’euthanasie, l’avortement, la vaccination ou l’éducation deviennent des questions politiciennes lorsqu’elles sont imposées d’en haut. Elles prennent au contraire une dimension citoyenne et politique lorsqu’elles naissent d’initiatives collectives, de délibérations et expriment une sensibilité, une conscience de soi et d’autrui, ainsi qu’un souci du vivre-ensemble.
Pour conclure : le bien commun et l’intérêt général au cœur de l’action politique
Le bien commun constitue à la fois le fondement et la finalité de l’action politique. Le penser, le définir et l’organiser revient à construire un intérêt général, qui donne au politique son sens social partagé. Lorsque le pouvoir détourne ses prérogatives à des fins personnelles — par corruption, ambition ou intérêt particulier — il dévoie la politique, en ce qu’elle a d’essentiel : construire le commun, servir l’intérêt général et offrir à l’être humain la possibilité d’un horizon qui le transcende (qui vise plus loin que la somme de ses intérêts).
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René Guichardan, café philo de Grenoble.
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– > NOUVEAU : le café philo-politique. Cliquer ici. Tous les 3ème mercredi du mois. Le 1er se tient le mercredi 17 juin 2026.
– > NOUVEAU : Pour une philosophie pratique de la connaissance de soi. Cliquer ici (comptes rendus et inscription).
– Le groupe WhatsApp des cafés philo sur Grenoble. S’enregistrer ici pour être informé des sujets
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