Cafephilos Forums Les cafés philo Philosophie, des interviews, des conférences, des cours sélectionnés pour leur intérêt Vincianne Despret, + l’énaction (Yves Clot, Vytgoski, Burno Dubuc) + phénoménologie.

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
  • Auteur
    Messages
  • #6507
    René
    Maître des clés



      Quelques notes :

      – Chaque vivant est guidé par des projets en ce sens qu’il est guidé (animé, habité) par une pulsion créatrice.
      – Les liens les plus vivants parmi les vivants sont des liens de proto-coopération. Exemple, quand un vivant meurt à la surface de l’océan, il nourrit ceux qui sont dans les profondeurs, c’est de la proto-coopération. Autrement dit, l’éthique de la vie dépasse le rapport proie-prédateur, mort et vie et chaque vivant porte en lui une sorte de responsabilité ontologique par sa pulsion créatrice. Chacun est condition de l’existence d’autres.

      Pour une introduction à l’énaction, voir ici la présentation de Bruno Dubuc (Auteur du site Le cerveau à tous les niveaux)

      Deux slides de la conférence de Bruno Dubuc

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      Ps : Parcourrez le fil de ce forum en regardant les messages suivants ou précédents qui ont trait à l’énaction et à la phénoménologie qui fait le lien entre la philosophie et les sciences humaines, neurocognitives.

      René Guichardan, café philo d’Annemasse.
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      #6508
      René
      Maître des clés

        Vinciane Despret

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        Ps : Parcourrez le fil de ce forum en regardant les messages suivants ou précédents qui ont trait à l’énaction et à la phénoménologie qui fait le lien entre la philosophie et les sciences humaines, neurocognitives.

        René Guichardan, café philo d’Annemasse.
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        #6668
        René
        Maître des clés
          Je reprends ici, une introduction à l’enaction pour y ajouter d’autres liens (notamment celui vers Yves Clot) pour approfondir cette thématique passionnante.

          Pour une introduction à l’énaction, voir ici la présentation de Bruno Dubuc (Auteur du site Le cerveau à tous les niveaux)

          Deux slides de la conférence de Bruno Dubuc, elles résument à elles seules le principe de base de l’énaction. (Cliquer ici)

          Ci-dessous, un cours-conférence d’Yves Clot à Unimail. Il fait le lien entre l’enaction et Vytgosky, lequel s’inspire de Spinoza pour l’approche des émotions et des affects. Cliquer ici. 

          Dans ce cours (cliquer ici), Yves Clot donne des définitions de la conscience, des affects et des émotions qu’il distingue très clairement et de manière salutaire pour une compréhension de la dynamique de vie et d’accomplissement.

          Une prise de notes conséquente, mais non encore revue du cours de Clot ci-dessous :
          mn 15 : le but pratique de la psychologie scientifique, c’est de comprendre les conditions de la liberté individuelle, c’est de comprendre l’unité des formes opposées de l’activité humaine, par exemple, entre le concept et l’affect.
          Le problème central de toute psychologie, c’est le chemin de la liberté.

          Rupture avec Leontiev, qui pense que l’affect n’est pas une force motrice (mais passive, comme Descartes)

          Définir la conscience (de quoi est-elle faite ?)
          La conscience, comme unité de base de l’analyse (la cellule souche de la psyché), la conscience comme le contact social avec soi-même.

          “La conscience, c’est l’expérience vécue d’une expérience vécue” Viygotsky. 1924.
          Elle est mise relation, elle est un éprouvé par le corps, les perceptions. C’est dire que la conscience ne fonctionne pas à vide.
          Husserl le dit d’une autre manière : «Toute conscience est conscience de quelque chose.»
          Méditations Cartésiennes (1929). Husserl (1859-1938)

          Vigotsky parle de conscience sentante et de conscience pensante, qui sont deux types de conscience en conflit. La conscience n’est pas un état mental séparé, mais un rapport réel (au réel), c’est seulement en mouvement qu’elle montre ce qu’elle est (mn 20).
          L’arrachement de la conscience au réel est destructeur pour elle-même.

          L’attention (le fait de la focaliser) est un travail de liaison (ou de rapport) exposée à la déliason du sujet, mais aussi à celle de l’objet et à ses destinataires (tripartite).
          Explication perso : le fait de focaliser son attention = est une une manière d’établir des “liens” (des rapports), mais ce rapport est exposé à des “ruptures” (perte de concentration ou déliason, réinvention/remise en question du lien)
          > Cette déliasion se rapporte à l’objet sur lequel on se concentre : on ne le pense plus pareil et/ou nos pensées se trouvent en contradiction avec ce que l’on pensait de l’objet)
          > La déliason se rapporte également aux destinataires = à tous ceux qui pensent avec nous à l’objet en question, à tous ceux qui ont un lien à l’objet en question.

          Dans le conflit de la conscience mentale et affective, les déliasions sont possibles car des incrustations ne passent pas de l’une dans l’autre (du pensant au sentant) Mn 22
          Explication perso : les modes d’appréhension du mental (la conscience pensante) et ceux des affect ne se font pas sur le même plan, avec les mêmes temportalités ni en même temps. Il s’agit alors de comprendre ce que comprend le “sentant” et ce qu’analyse le mental, de sorte à comprendre autant l’affect que le concept (le sentant que le pensant).

          Mn 23 : l’inconscient selon Vygotski.
          L’inconscient est comme un point immobile, il ne se développe pas, il est comme un corps étranger, en mal de développement.
          Mais dont l’énergie potentielle peut se libérer si le travail de la conscience reprend, > si l’expérience vécue devient l’objet d’une autre expérience vécue (autrement dit, si la conscience prend en compte ce que l’inconscient lui enseigne)
          Ce qui est une voie opposée à Freud selon qui, la conscience existe selon l’inconscient. Tandis que Vigotsky dédouble la conscience en deux parties : la pensante et la sentante.

          L’inconscient ne se développe pas, il n’a pas d’histoire (il est clos sur lui-même) sauf celle (l’histoire) qui lui vient d’ailleurs > quand il est repris par la conscience “pensante” dans la vie.
          Ce point de vue (l’inconscient clot sur lui-même) permet de ne pas tout recommencer, car la possibilité d’apprendre en permanence reste ouverte (italique = synthèse perso)

          Mn 26 Emotions-affects Théorie des émotions (et des affects) de Vygotski)

          Définition importante : Les émotions sont des systèmes de réactions démonstratives observables qui se substituent à l’action directe sur le monde extérieur> et en compromettent éventuellement l’exécution en ce qu’elles incitent le sujet à prendre positions dans le réel.

          Les émotions sont une fonction psychologique > qui se développent comme les autres fonctions (motricité, intelligence, imagination, mémoire, perception…)> autrement dit, les émotions sont dans le corps, elles sont des réactions du corps, elles le font agir. (c’est moi qui résume)
          Les affects, de leur côté, ne sont pas une fonction, mais qqc qui désorganisent l’usage habituel des fonctions (dont les émotions), l’affect éprouve les fonctions.

          Vyogtski s’inspire de Spinoza pour définir l’émotion : Etat corporel qui augmente / diminue l’aptitude du corps à l’action et les idées que l’on a de ces états. L’action ici est en rapport avec ce qui vient de l’extérieur. 

          L’affect est une variation de puissance (des émotions et de toutes les fonctions)mn 30 L’affect est social, par excellence. Il recouvre l’ensemble des réactions corporelles et mentales qui renforcent ou amenuise notre puissance d’agir.
          > Il produit des interférences entre le causal (intérieur) et les forces extérieures, > il est donc l’expression des forces inter-humaines et le milieu environnant.
          > L’affect relate l’histoire de notre relation avec le monde extérieur.

          Lorsque l’équilibre est rompu entre soi et l’environnement, les sentiments vifs nous gagnent, en faveur ou en notre défaveur, selon qu’on se sent en position de “force” ou de faiblesse.Si la position du sujet (affect) est positive, il économise des forces, son énergie, il se recharge. Sinon, le sujet éprouve la faiblesse de ses défenses (colères, peur, irritation..) dans des efforts couteux en énergie.
          Entre les deux : situation d’équilibre plus ou moins stable (transitoire), mais il s’agit d’une expérience constitutive du sujet : il sent qu’il peut peser dans une situation en affectant le milieu par son initiative (il se sent alors positif).Inversement, il est animé de sentiments négatifs quand les choses se réalisent au détriment du sujet.  (Pédologie) Perspective spinoziste.

          mn 35. L’affect est une propriété de l’activité, tandis que l’émotion est un instrument du sujet. Chacun définit (pour lui) la façon dont son affect modifie la situation (s’il en est conscient) ou dont la situation l’affecte (le touche) en retour. L’affect est la marche du connu à l’inconnu. Le conflit entre les attendus du sujet (ses schèmes – le pensant par habitude) et les inattendus de la situation (le sentant dans l’expérience et les interactions). Les affects et la vie (et le vivant) marche ensemble (Georges Canguilhem) : L’homme ne peut pas se dérober devant le bouleversement subit de ses habitudes. 

          La clinique de l’activité se confronte dans l’action et dans l’intervention à cette balance entre activité (le sentant en interaction) et passivité (le pensant déjà vécu).
          Il s’agit de retourner l’affect passif en affectif actif. (Spinoza) le déjà vécu change de statut, il devient un moyen de vivre autre chose, il est le “vivant” (ce qui interagit, change, se modifie, se transforme…).

          > Le passif (l’expérience passive, l’affect vécu comme passif ou le déjà vécu) est un moyen de vivre la même chose. L’épreuve étant la preuve que tout doit rester comme d’habitude, car le “déja-vécu” tend à résister au changement (à l’inattendu)
          > L’affect consiste ici dans la défense anxieuse des habitudes. > il n’est pas le “vivant” en interaction et transformation.

          L’affect est une exigence de travail, il est le retentissement vivant dans le déjà vécu. Quand l’imprévu surgit, l’organisation psychique perd sa contenance habituelle. le sujet est poussé au-delà des limites du répondant dont il dispose. Ce conflit le met à découvert entre “activité” et “inactivité” :
          > entre consciente pensante > qui dispose des schèmes déjà existants et
          > conscient sentante > la conscience qui est dans le rapport au réel, qui travaille la liaison.

          L’expérience qu’on fait (sentante) et l’expérience qu’on a (déjà vécue) désigne l’affect. 

          Le sujet est poussé au-delà des limites du répondant dont il dispose. Ce conflit le met à découvert entre “activité” et “inactivité” (entre consciente pensante et sentante)

          Mn 38
          C’est du pouvoir d’agir qu’il s’agit, les affects ont un rapport entre les forces du vivant en cours (le sentant en interaction avec le réel) et le déjà vécu (le pensant, les schèmes).. Dans ce “travail” se génère ou dégénère le sentiment de sa vitalité (des affects)

          La clinique de l’activité se confronte dans l’action et dans l’intervention à cette balance entre activité et passivité.
          Il s’agit de retourner l’affect passif en affectif actif. (Spinoza)
          le déjà vécu change de statut, il devient un moyen de vivre autre chose, il est le “vivant” (ce qui interagit, change, se modifie, se transforme…).
          > Le passif (l’expérience passive, l’affect vécu comme passif ou le déjà vécu) est un moyen de vivre la même chose. L’épreuve étant la preuve que tout doit rester comme d’habitude, car le “déja-vécu” tend à résister au changement (à l’inattendu) > L’affect consiste ici dans la défense anxieuse des habitudes. > il n’est pas le “vivant” en interaction et transformation.

          L’affect est une exigence de travail, il est le retentissement vivant dans le déjà vécu.
          Quand l’imprévu surgit, l’organisation psychique perd sa contenance habituelle. le sujet est poussé au-delà des limites du répondant dont il dispose.
          Ce conflit le met à découvert entre “activité” et “inactivité” (entre consciente pensante > qui dispose des schèmes déjà existants et sentante > la conscience qui est dans le rapport au réel, qui travaille la liaison )
          L’expérience qu’on fait (sentante) et l’expérience qu’on a (déjà vécue) désigne l’affect.
          le sujet est poussé au-delà des limites du répondant dont il dispose. Ce conflit le met à découvert entre “activité” et “inactivité” (entre consciente pensante et sentante)
          C’est du pouvoir d’agir qu’il s’agit, les affects ont un rapport entre les forces du vivant en cours (le sentant en interaction avec le réel) et le déjà vécu (le pensant, les schémes).. Dans ce “travail” se génère ou dégénère le sentiment de sa vitalité (des affects)

          Suite mn 38 (première prise de note, sans relecture..;-)

          Les sujets se relient à la situation réelle (qui les débordent) en modifiant l’intensité de leurs affects.
          Par leurs initiatives, les sujets affectent leur milieu (ils se renforcent), au pire, ils en sont seulement affectés (ils en sont diminués, ils le font en vain, ils peuvent en faire une maladie.
          Toute la clinique confronte à cette variation affective (psychologie du travail)
          > Non seulement l’affect n’éloigne pas de l’activité, mais il est l’énergie de son développement.

          Bien définir l’activité de l’affect notamment, bien distinguer émotion et affect
          Les émotions, aujourd’hui, sont regardés comme si on pouvait les gérer (comme des compétences), il faut positiver, ce qui revient à un discours hygiéniste (tout se règle par des mesures, confinement, masque) = s’occuper des personnes qui posent problème, plutôt qu’à s’occuper des problèmes que posent des personnes.
          Approche hygiénique des émotions : les maîtriser, en fait des outils de communication (nudge). L’émotion peut être un vecteur d’illusion professionnelle (team building), connivence ludique (épidémie de bienveillance factice) = Au principe de cette gestion des émotions, il y a un refoulement des affects (selon la définition des affects : conflit dans l’activité entre l’expérience qu’on fait (sentante, immédiate, en interaction) et l’expérience qu’on a (passive, antérieure, attendue) à propos des objets ou des personnes.

          L’approche hygiéniste des émotions est une tentative de refouler les “frustrations” = activités empêchées (contrariées, avortées), ce qu’on aurait voulu faire et qu’on n’a pas pu faire et tout ce qu’il faudra refaire.
          C’est la maladie principale du travail aujourd’hui : ne pas pouvoir se reconnaître dans ce que l’on fait.
          Or la santé au travail se définit autrement que par une gestion factice de ses émotions (dans une satisfaction affichée par des questionnaires de satisfaction)

          La santé, ce n’est pas seulement vivre dans un milieu en s’affichant satisfait (= survivre en étant faux), la santé, c’est créé du milieu pour vivre, c.à-d, pouvoir développer son activité = développer les objets de son activité, les destinataires de son activité et les instruments. C’est en transformant son milieu que l’on a des chances de rester en bonne santé. C’est la part qu’on prend à la production de la vie sociale (ou qu’on est empêché de prendre)
          Autrement dit, la santé ou l’activité ont avoir avec le rayon d’action (un rayonnement) dans lequel on peut vivre (se développer).
          Il faut alors regarder l’activité selon un conflit triadique :1° dans l’espace, dirigé vers un objet, 2° dirigé vers autrui par rapport à cet objet, et 3° l’objet en question

          45mn.
          Définition de l’activité : triade vivante qui relie les objets et autrui. L’activité est toujours adressée
          Il n ‘y a pas d’activité humaine qui ne soit pas adressée, qui relie seulement un sujet à ses objets. Et il n’y a pas d’activité qui nous relie aux autres sans objet (même inobservable ou inconscient)
          Si je ne peux plus, dans mon activité, vivre avec des objets dans lesquels je me reconnais, et avec des destinataires qui se reconnaissent aussi dans l’objet, … si mes objets et mes destinataires s’amenuisent,
          alors mon activité est ravagée, ce qui ruine ma santé. 54 % des actifs considère devoir sacrifier la qualité du travail.
          L’activité avortée est statistiquement “instruite”, c’est l’occasion d’en faire des maladies. Conflit 1

          Conflit n°2, avec l’affect entre l’expérience que j’ai déjà (déjà vécu) et celle que je fais (le vivant en cours).
          Rétrécissement de l’activité qui confronte en profondeur le sujet à son déjà-vécu et fait de l’expérience en cours une “guerre” contre le déjà-vécu, ce qui ruine la santé.
          L’affect y rencontre d’énormes difficultés pour transformer l’expérience-vécu en moyen d’en vivre une autre (au niveau de sa conscience).
          Autrement dit, l’activité avortée (empêchée) dans l’espace (dans l’environnement) est ruineuse pour la conscience (pour la conscience professionnelle en particulier)

          Conclusion : ces deux conflits font de l’activité un chrono-top (espace-temps) : toutes les expériences déjà vécues + les attendus avec lesquels je viens ici + les inattendus qui se présentent à moi par vos réactions, discussion et silence. Ici, je prends le risque de l’affect. Si je ne prends pas le risque de l’affect, je ne peux pas discuter.
          Espace-temps + triade vivante adressée + expérience de l’affect (expérience que j’ai et celle que je fais qui ne se superpose jamais exactement).
          Et les émotions ? Elles sont les déléguées des affects. Elles assurent l’intérim de l’action, elles trahissent l’affect (elles le révèlent et ne permettent pas de l’inférer)
          > on peut pleurer de bonheur, rire de peur, rire de rage tant on est éberlué,
          Les émotions réalisent l’affect (Vigot), elles sont observables, et elles appellent à l’espace d’interprétation de l’affect. Elles ne disent rien de l’affect.
          Emotions = variation du tonus observable. (rougeur, tremblement, pleure…) mais là où elles sont observables, l’affect est inobservable (même par le sujet, car il est immergé/submergé).
          Un peu comme la pensée se réalise dans le langage, l’affect se réalise dans les émotions.
          Le langage et la pensée ne sont pas fait de la même étoffe, n’ont pas la même origine. Leur conflit est source de développement de la signification.
          L’affect se réalise, il se transforme… car les émotions ont leur syntaxe (le tonus ne se développe pas n’importe comment), la syntaxe émotionnelle a ses obligations, on ne fait pas ce que l’on veut avec ses émotions, avec son corps. D’où nous sommes trahis/révélés par le corps/les émotions par les irruptions observables.
          L’affect n’est pas transparent, il suppose l’expérience revécue consciemment d’un conflit vécu dans l’activité. L’émotion est l’instrument pour y conduire.
          En faisant parler (interpréter) les rires, les regards, les expressions, les silences les techniques du corps sont importantes pour se frayer un chemin vers l’affect. Il faut donc cultiver les émotions, comme on cultive la langue pour développer la pensée. En les cultivant ensemble (car c’est collectif) ceux qu’on supportent et ceux qu’on ne supportent pas. La dose de vérité qu’une organisation peut supporter se cultive ensemble, ça se travaille ensemble, donc en développant les émotions (les techniques du corps, d’interprétation ?), en le faisant, on cultive les instruments de l’affect, de le vivre en profondeur. (poupées russes), d’aller au coeur des conflits de l’activité (avortée, ravalée, mais aussi imaginée, rêver et développer.) Avec la psychologie des affects, on ne s’éloigne pas de l’activité pratique. Le conflit est le moteur, l’affect est son énergie.
          L’affect est un seul événement traduit en deux langues, le corps et l’esprit.

          Un schéma pour se représenter la triade conflictuelle selon Yves Clot, mais qui nous a inspiré dans ce café philo, à propos du sujet : L’autre comme condition de soi et d’accomplissement, ou comme empêchement ? Cliquer ici.
          > en bref :
          – On peut toujours mieux s’informer sur l’objet de la discussion.
          – On peut toujours mieux écouter ses émotions, les réinterpréter et se sentir dans un développement positif.
          – On peut toujours “travailler” la question de la liberté avec autrui, dans la mesure où il ne bloque pas la discussion sur l’objet et sur son rapport à ses émotions.
          > Sinon, il se pose la question d’un rapport de force : subir l’autre ou lui faire subir sa “liberté”. Liberté, dont on peut justifier l’éthique et autoriser l’autre à la questionner, si l’on ne veut pas ressembler à un tyran, se suffire dans un quant-à-soi ou encore se résigner.

          Dans cette autre vidéo, Yves Clot évoque à nouveau les affects et leurs conflits. (Ici, à partir de 1h00 (seconde partie).

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          #6669
          René
          Maître des clés

            Les liens entre l’enaction et la phénoménologie sont directs, mais peu connus. Ci-dessous, deux liens de Natalie Depras + un lien général vers la phénoménologie (pour s’initier sérieusement, niveau universitaire).

            Des notes seronts postées plus tard.

            Second lien ici. Le corps proprement dit, en quoi, il est “psychique” du point de vue de la phénoménologie.
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            Si vous souhaitez vous initier à la phénoménologie, niveau universitaire, viser le forum ci-dessous, la conférence d’Yves Meessen ou/et le DVD de Pierre Guenancia

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            #6703
            René
            Maître des clés

              Conférence ci-dessous : La dynamique de l’attention et de la surprise – Natalie Depraz. C’est technique. Durée : 45mn.

              Ci-dessous, deux schémas inspirés de la conférence de Natalie Depraz.

              Ces deux schémas ont été motivés par la rédaction du compte rendu du sujet du café philo du 12.06.2023 : Ce que l’on perçoit du « signe » est-il suffisant pour en déterminer la « justesse » (la vérité) ? Cliquer ici.
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              Ces deux schémas ont été motivés par la rédaction du compte rendu du sujet du café philo du 12.06.2023 : Ce que l’on perçoit du « signe » est-il suffisant pour en déterminer la « justesse » (la vérité) ? Cliquer ici.

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              Si vous souhaitez vous initier à la phénoménologie, niveau universitaire (et collégien), consulter le message suivant, ci-dessous.

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              #6704
              René
              Maître des clés

                Vous souhaitez vous initier à la phénoménologie ? Ci-dessous, la conférence d’Yves Meessen
                Ecouter ici. 

                La chaine Youtube Parenthèse se spécialise dans la phénoménologie aujourd’hui. Niveau universitaire, relativement débutant et accessible à tous (cliquer ici).

                #6738
                René
                Maître des clés

                  Lien vers le pdf ici. 

                  Il s’agit de la conférence d’introduction au Colloque Merleau-Ponty de Rochefort (tenu les 21 et 22 octobre 2008).
                  Par Olivier Lahbib, professeur au Lycée Merleau-Ponty de Rochefort.

                  —————————-
                  Ps : Parcourrez le fil de ce forum en regardant les messages suivants ou précédents qui ont trait à l’énaction et à la phénoménologie qui fait le lien entre la philosophie et les sciences humaines, neurocognitives.

                  René Guichardan, café philo d’Annemasse.
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                  #6739
                  René
                  Maître des clés

                    Initiation à la phénoménologie. Niveau collégien motivé ou universitaire année 1

                    Ecouter ici.

                    La vulgarisation de bonne qualité explique. Elle est intéressante pour le grand public, pour l’étudiant au départ ou pour le collégien… mais elle n’entre pas dans l’analyse du texte. On ne saisit pas précisément les argumentations, les ruptures épistémologiques, mais on comprend les idées générales.

                    Chapitres du DVD.
                    Plage de 1 à 14. Husserl.

                    Plage de 15 à 29. Sartre.

                    Plage 30 à 41. Merleau-Ponty

                    Plage de 42 à 58. Paul Ricoeur.

                    —————————-
                    Ps : Parcourrez le fil de ce forum en regardant les messages suivants ou précédents qui ont trait à l’énaction et à la phénoménologie qui fait le lien entre la philosophie et les sciences humaines, neurocognitives.

                    ————————-
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